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L’Irlande ! Le groupe lorrain Sligo nous y embarque avec ses airs traditionnels venus des contrées celtes, en chansons et mélodies envoûtantes. Non sans manquer d’y apporter leur touche maison.

Sligo (prononcer slaïïïgo, en référence à la ville irlandaise dont le nom est inspiré) est un 2 en 1 : un groupe lorrain qui concilie musique irlandaise et création personnelle. Un univers à part dans le monde très fermé des VIP de la musique irlandaise, mais qui s’est fait un nom parmi les meilleurs. Quand ils écument les festivals ils font face à des monstres sacrés venus d’Irlande, Ecosse ou Bretagne mais personne ne voit la différence :  »  Les gens qui viennent nous voir après les concerts sont persuadés que nous sommes Irlandais. Quand on leur dit qu’on est lorrains, ils sont très surpris ! « , explique Marie-Hélène Caroff, joueuse de whistle (flûte) et chanteuse. 

Ce n’est pas sans raison qu’ils ont assuré la première partie de Tri Yann ou des concerts devant un parterre de 3 000 spectateurs, faisant de leur  » lorrainittude  » un vrai avantage :  » On sait qu’on n’égalera jamais le niveau de jeu des Irlandais ! Le plus difficile ce sont les détails, des petits sons typiques de leur musique mais difficiles à acquérir. On les travaille mais on n’a pas la même dextérité pour les atteindre. Nous revendiquer irlandais ce n’est donc pas possible. On travaille un son  » Sligo  » avec les apports de chacun.  » 

L’histoire s’écrit en Bretagne

Les accents jazzy sont une idée de Jean-Gérard Loesher, bassiste venu du milieu du jazz avec un phrasé bien à lui. Marino Leone arrive lui de la planète rock. Quand Sligo lui a proposé de rejoindre l’aventure, il a fait les grands yeux. Il s’est impliqué, a appris le bodhràn, (un tambour avec une peau de chèvre tendue qui se joue avec des bâtons), le cajón et même le djembé pour apporter une coloration particulière. 

Sligo apporte dans le sillage de ses musiciens une touche maison qui fait la différence. Un mélange de sons et d’époques. Au point que la star de la musique irlandaise Kevin Burke les a remarqués. L’histoire se déroule l’été 2011 à Lorient, lorsqu’on demande aux musiciens de Sligo s’ils veulent bien le conduire à l’aéroport de Nantes :  » Notre violoniste Axelle est complètement fan de lui, en plus c’était son anniversaire, un chouette cadeau ! Il a branché son mp3 sur l’autoradio, on a passé le trajet à parler de notre style musical avec lui, il nous a donné plein de conseils « , se souvient Marie-Hélène. 

Du coup, l’artiste a préfacé leur dernier album, sorti en mai 2012, Road to Caranusca, un bel hommage qui dit tout de Sligo :  » J’étais intrigué par le fait qu’ils soient fascinés par la musique d’un pays qui n’est pas le leur, l’Irlande, et qu’ils aient donné à leur groupe le nom d’un endroit avec lequel j’ai beaucoup de liens, Sligo. A l’écoute de cet album, il est évident, par leur choix intéressant de morceaux et leurs arrangements uniques, qu’ils portent beaucoup d’amour et d’affection pour la musique irlandaise… «