La bande de Concurrence Déloyale n’a qu’un seul copain, Georges Brassens. Et elle le lui rend bien !

Epinal, 1989. Tout a commencé par une histoire de copains, forcément avec Brassens, ça ne pouvait pas être autrement. C’est aussi une histoire de très bons musiciens, de chanteurs et de gens libres. Concurrence Déloyale monte sur scène pour la première fois en reprenant plusieurs standards de Georges Brassens. Une envie de ne pas la garder cachée dans la besace le répertoire de l’auteur des  » Copains d’abord  » et de continuer à faire vivre la gouaille du chanteur disparu. Le succès est immédiat, à tel point que le Lavoir Théâtre programme une seconde soirée le lendemain. Concurrence Déloyale est né, sans jouer au sosie de Brassens, mais en renouvelant le genre, ce qui n’aurait pas déplu au chanteur.

Deux chanteurs se partagent la scène :  Gérard Delon et Jean-Michel Rey qui alternent duos et polyphonies. Comme si l’on donnait des ailes à la voie solitaire de Brassens. Côté instruments, l’accordéon de Marianne Perrot, accompagnée par la basse de Jean-Marie Leduc et le travail précis de Michel Devard à la guitare. 

Cet ensemble peu conventionnel pour les puristes de l’auteur de la Mauvaise Réputation, s’emploie à revisiter tout le répertoire, sans jamais le trahir :  » La non demande en mariage  » façon bossa nova ou  » Le Gorille  » en rap. Les classiques sont toujours là avec  » Les Passantes « . Un Brassens aux milles facettes !