Souf s'offre un concert exceptionnel à Mirecourt.

Nancéien de naissance, Souf est l’artiste 2.0 par excellence. Révélé grâce à une popularité grandissante sur Youtube, grâce à des clips tournés dans les Vosges, le jeune homme a intégré le prestigieux label de Maître Gims. Rencontre avec un artiste attachant qui n’oublie pas ses racines.

Souf, à 26 ans, vous êtes l’un des phénomènes musicaux de la rentrée et l’une des révélations des derniers mois. Comment vivez-vous cette popularité grandissante ?

SoufC’est incroyable ! Je vis un rêve éveillé. Jamais je ne pensais pouvoir connaître ces expériences aussi rapidement. En me retournant, j’ai l’impression que j’étais encore au lycée hier. J’ai osé, j’ai bossé dur mais aujourd’hui ça paye car j’ai réussi à intégrer ce monde.

Pouvez-vous nous retracer votre parcours des bancs de l’école à Nancy, à la scène de l’Accor Hotel Arena de Paris-Bercy ?

Souf – Je viens d’une famille de mélomanes. Mon père est un amoureux des musiques orientales. Il est originaire du Maghreb et il apprécie les airs des cultures algériennes et marocaines. Il chante et joue du piano. De mon côté, j’ai toujours été attiré par la musique et à 7 ans, je suis entré au Conservatoire. J’y suis resté 10 ans et j’ai touché à tout. Du violon à la percussion, en passant par le piano ou le chant, j’ai voulu tout découvrir. Mais, le domaine où je prends le plus de plaisir, c’est la composition.

Auteur, compositeur et interprète, vous vous êtes construit tout seul ?

Souf – Oui, c’est le parcours classique du gars qui débute. J’ai commencé en publiant sur Youtube quelques clips de chansons, tournés dans les Vosges, en compagnie d’une bande de potes. Et dès les premières publications, nous avons eu un succès intéressant sur la toile. C’était parti et j’ai pu me faire connaître rapidement. C’est la solution lorsqu’on est en province pour se révéler au grand public. J’ai noué des contacts pros et j’ai pu rencontrer Maître Gims, qui m’a proposé d’intégrer son label. Tout a été très vite.

Malgré tout, gardez-vous des attaches avec la Lorraine ?

Souf – Bien-sûr. Aujourd’hui, j’ai un pied à Paris et un autre en Lorraine. Ma famille et mes amis sont à Nancy ou dans les Vosges. Quand on est Lorrain, son cœur reste attaché à la région, c’est indéniable. Et lorsqu’on m’a proposé le projet des jeunes mirecurtiens, je n’ai pas hésité longtemps.

C’est paradoxal de vous retrouver sur la petite scène de Mirecourt, quelques semaines après avoir fait la première partie de Maître Gims à Bercy.

Souf – C’est vrai mais c’est ce que j’aime. Faire Bercy était une expérience incroyable à vivre. Je ne suis pas du genre à avoir le trac mais là, une si grosse salle avec autant de personnes, j’avais les jambes qui tremblaient au moment d’entrer sur scène. Mais quel kif de ressentir cette adrénaline. Sauf que je ne retiens aucun visage. A Bercy, on s’adresse à une foule. C’est pour cela que j’aime les petites scènes comme Mirecourt. Là, je vois les gens, leur regard et je peux avoir un autre kif.

Vous aborderez votre concert différemment ?

Souf – Clairement, je veux partager avec eux mes chansons. Je veux les impliquer dans le show. Je vais même essayer d’en faire monter sur scène pour chanter ou danser. On improvisera le moment venu.

Vos premiers clips musicaux ont été tournés dans les Vosges. Vous connaissez bien le département ?

Souf – C’est un territoire magnifique, avec des paysages qui offrent une multitude de possibilités pour tourner. Mon premier tournage s’est fait à la patinoire d’Épinal. Sur cet album, le clip d’Effacer s’est tourné à Gérardmer et celui de Regarde-moi à Remiremont, par exemple. Je n’oublie pas d’où je viens et c’est toujours un plaisir de revenir.

Concert de Souf

Samedi 27 mai, 20 h

Espace Flambeau, Mirecourt

www.ot-mirecourt.fr

Tarifs : 16 euros