Le nouveau chef-d'oeuvre de Sam Mendes, 1917, à découvrir au cinéma.
© Universal Pictures

1917

La parenthèse James Bond est refermée pour Sam Mendes qui aura pratiquement passé dix ans dans l’univers très codifié de l’agent secret de Sa Majesté auquel il aura réussi à apporter un peu de lui, avec un Skyfall ébouriffant, malgré un Spectre en baisse de régime. Il aura fallu quatre ans au réalisateur d’American Beauty pour revenir derrière la caméra avec un projet plus personnel. Avec 1917, le britannique plonge dans les tranchées de la Première Guerre Mondiale pour suivre deux jeunes soldats, Schofield et Blake. Ils ont la charge de délivrer un message qui pourrait avoir une importance décisive dans la suite du conflit… et sauver la vie de milliers d’hommes. Parmi eux, se trouve le propre frère de Blake… Course contre la montre en temps de guerre, 1917 décline le pitch d’Il faut sauver le soldat Ryan au premier conflit mondial… et adapte le parti-pris viscéral de la scène d’ouverture du film de Spielberg à l’ensemble de son métrage. Monté comme un gigantesque plan-séquence de près de deux heures, 1917 apporte, à sa façon, sa pierre au film de guerre dans ce qu’il a de plus organique… et dans une gestion de la tension exemplaire. Enrichi de son expérience « bondienne » dans le découpage et la maîtrise de scènes d’action, Mendes donne à son film un vrai sens de l’épique, tout en restant profondément attaché à l’intime et à ses bouleversements, marque de fabrique de sa filmographie. Aidé dans sa tâche par des collaborateurs de longue date (Thomas Newman à la bande-originale et surtout le chef opérateur Roger Deakins, qui avait magnifié la photographie de Skyfall), le réalisateur colle aux basques de ses personnages. Il les suit, perdus dans des terres labourées par les tirs de mortiers, fuyant la mort dans des villages en ruines baignant dans une lumière mordorée… Et laisse, scène après scène, autant d’images qui impriment durablement la rétine… Bouleversant et assurément un des premiers grands films de l’année.

Un film de Sam Mendes. Avec George MacKay, Dean-Charles Chapman, Mark Strong… 1 h 59. Sortie le 15 janvier.

Bande annonce de 1917 :

 

Selfie

Smartphones, ordinateurs, tablettes, montres connectées… Les écrans numériques ont envahi nos vies si bien que certains d’entre nous finissent tout simplement par craquer dans la course aux « like ». Qu’ils soient addicts ou réfractaires, ces « Homo Numericus » sont au bord de la crise de nerf digitale.

Un film de Thomas Bidegain, Marc Fitoussi, Tristan Aurouet… Avec Manu Payet, Blanche Gardin, Elsa Zylberstein… 1 h 47. Sortie le 15 janvier.

Bande annonce de Selfie :

 

Une belle équipe

Avec une équipe de footballeurs suspendus jusqu’à la fin de la saison à cause d’une bagarre, le coach doit trouver un autre moyen pour terminer ses derniers matchs. Seule solution : entraîner une équipe de femmes. L’occasion pour ces dernières de montrer leur potentiel en dehors des carcans imposés par la société et qui va totalement chambouler la petite vie tranquille de leur commune.
Un film de Mohamed Hamidi. Avec Kad Merad, Alban Ivanov, Céline Sallette… 1 h 35. Sortie le 15 janvier.

Bande annonce d’Une belle équipe :

 

The Grudge

Alors qu’un agent immobilier a mis les pieds dans une demeure abandonnée afin de la mettre en vente, une malédiction va le frapper. Ce dernier va se tourner vers le lieutenant Muldoon qui va s’attirer les foudres de cet esprit torturé mais qui menace maintenant son propre fils.

Un film de Nicolas Pesce. Avec Andrea Riseborough, Demian Bichir, John Cho… 1 h 34. Sortie le 15 janvier.

Bande annonce de The Grudge :

 

Swallow

Avec Richie, son mari qui vient juste de reprendre la direction de l’entreprise familiale, Hunter pourrait vivre une vie parfaite et pourtant cette jeune femme va basculer dans la folie. Alors qu’elle tombe enceinte, elle développe un trouble compulsif du comportement alimentaire appelé le Pica, qui consiste à ingérer divers objets. Face à ce drame, son mari et sa belle-famille font tout pour contrôler ses moindres faits et gestes sans chercher la nature du problème. Pourtant, derrière cette incontrôlable obsession, se cacherait-il un secret encore un plus terrible ?

Un film de Carlo Mirabella-Davis. Avec Haley Bennett, Austin Stowell, Denis O’Hare… 1 h 34. Sortie le 15 janvier.

Bande annonce de Swallow :

 

Je ne rêve que de vous

1940. Janot Reichenbach abandonne mari et enfant pour lier son destin à celui tragique de l’homme dont elle est éprise depuis l’adolescence alors qu’il est menacé par l’arrivée au pouvoir des artisans de la Collaboration. Elle traversera l’Europe et sacrifiera sa liberté pour épouser l’homme qu’elle aime au camp de Buchenwald où il sera enfermé, et, avec lui, elle survivra à cette épreuve. Cet homme, c’est Léon Blum.

Un film de Laurent Heynemann. Avec Elsa Zylberstein, Hippolyte Girardot, Emilie Dequenne… 1 h 40. Sortie le 15 janvier.

Bande annonce de Je ne rêve que de vous :