A gauche, le créateur du Salon Habitat et Bois, à côté de jean-Pierre Roussel.
© Jordane Rommevaux

Jean-Claude Dubos, comment vous est venue l’idée de créer ce salon à Épinal ?

Jean-Claude Dubos – À la fin des années 1970, j’étais directeur de la Revue Immobilière de l’Est et j’ai été le premier à créer un salon de l’habitat à Metz, puis à Nancy. 600 visiteurs ont fait le déplacement, c’était peu mais une centaine de projets ont vu le jour, ce qui a ravi les exposants. L’idée de proposer ce salon à Épinal est venue après un entretien avec le maire de l’époque Pierre Blanck, qui m’a assuré de son soutien et m’a proposé de profiter de toute la logistique du Centre des Congrès. Épinal est à la croisée des chemins dans l’Est de la France puisque nous sommes entre Strasbourg, Nancy, Reims et Belfort. Une quarantaine d’exposants ont rapidement confirmé leur participation et nous avons accueillis 1 200 visiteurs dès la première édition. Une vraie satisfaction qui nous a incité à poursuivre.

Pensiez-vous que ce salon existerait toujours 40 ans plus tard ?

J-C. D. Pour être honnête, pas du tout ! D’ailleurs, il aurait très bien pu s’arrêter en 1996 car nous avions enregistré une forte baisse des visiteurs, sans aucune explication, si ce n’est une forte chaleur. Les exposants étaient mécontents et ma femme m’avait conseillé de stopper un an. Mais, c’était signer l’arrêt de mort du salon donc j’ai préféré prendre mon bâton de pèlerin et aller à la rencontrer des professionnels pour connaître leurs désirs et besoins sur le salon. Un choix payant puisque le public est revenu l’année suivante.

Aujourd’hui, c’est Bénédicte, votre fille et son mari Xavier Désindes, qui ont repris le flambeau. C’était votre volonté ?

J-C. D. A vrai dire, jusqu’à ce que l’on me pose la question de la vente du salon en 2011, je n’y avais pas pensé. Et, cette offre a donné des idées à Bénédicte qui m’a proposé de prendre le relais. Ça faisait 8 ans qu’elle me donnait un coup de main, elle connaissait les rouages de l’organisation et tous les exposants. La passation s’est donc faite en douceur et je suis ravi de voir l’évolution qu’ils ont apporté. Bénédicte et Xavier ont su s’adapter à la dynamique de vente en proposant des démonstrations, des explications et des conférences. Les élèves ont dépassé le maître (rire). Preuve en est, aujourd’hui les professionnels se sentent presque obligés d’être présents et la dizaine d’exposants historiques continue de nous suivre pour la 40e édition. C’est un signe qui ne trompe pas.