Le PDG de Norske Skog Golbey, Yves Bailly.
© Jordane Rommevaux

« Norske Skog Golbey s’ouvre au packaging », c’est en ces termes et avec un large sourire que le Président directeur de Norske Skog Golbey, Yves Bailly, a présenté ce mercredi le nouveau projet de redynamisation de la zone d’activité golbéenne de l’entreprise internationale, en proie à quelques difficultés à la suite de la baisse de production de papier, depuis quelques années.

« Ce n’est pas une mauvaise nouvelle comme le craignait le Préfet des Vosges, avec qui je me suis entretenu hier, qui a cru à une déclaration de Plan de Sauvegarde de l’Emploi. Bien au contraire puisque c’est un projet de réinvestissement, afin de diversifier nos services », explique Yves Bailly, en précisant qu’il ne devrait « pas y avoir beaucoup d’entreprises capables d’investir autant d’argent en France pendant cette période de crise économique ».

En effet, Norske Skog avance vouloir passer d’une production de papier journal à une production de papier recyclé d’emballage (carton), sans pour autant délaissé le papier journal. « Aujourd’hui, nous avons deux machines capables de convertir le papier recyclé en papier journal, l’une des deux va être modifiée en conséquence pour créer quelque 555 000 tonnes de papier d’emballage par an, à l’horizon 2023 », détaille le Président de Norske Skog Golbey.

Les conversions seront réalisées sur les sites de Golbey et Bruck (Autriche) dont la production totale sera proche des 765 000 tonnes de carton, répondant à une demande croissante d’emballages recyclables.

Un lancement en début d’année 2023 mais un calendrier de faisabilité très chargé, « à la journée près » signale-t-il encore. Pour cela, 25 à 100 personnes seront recrutées pour concevoir le projet. Plusieurs centaines seront recrutées pour la construction et en 2023 plusieurs dizaines d’emplois seront encore créés.

Une belle occasion pour Norske Skog Golbey d’entrer sur le marché européen du packaging, avec l’ambition d’entrer dans le top 10 des producteurs de carton, dans un premier temps et de devenir leader rapidement. « L’échec n’est pas une option », a martelé Yves Bailly à ses équipes, avec un chiffre d’affaire qui devrait croître d’environ 50 %.