Novembre, c'est le mois sans tabac.
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Vous avez peut-être franchi le pas ou vous vous apprêtez à le faire. Pour réussir à venir à bout de la cigarette, quoi de plus indiqué que le Mois sans tabac ?

Les chiffres sont éloquents. En France, le tabac continue à tuer chaque année 75 000 personnes et représente la première cause de mortalité évitable.

Et c’est dans le Grand-Est que l’on fume le plus ! Dans la région, 31,3 % des 15-75 ans fument au moins une cigarette par jour (contre 28,2 % en moyenne, en France). Et ça ne semble pas s’améliorer : le tabagisme quotidien y est passé de 29 % à 31,3 % entre 2010 et 2014. Mais, un peu plus de la moitié des 1 300 000 fumeurs quotidiens lorrains, alsaciens et champardennais souhaiteraient arrêter.

L’opération #MoisSansTabac, c’est un défi collectif qui propose à tous les fumeurs d’arrêter pendant 30 jours avec le soutien de leurs proches.

Au-delà d’un mois, les chances d’arrêter définitivement sont multipliées par 5. Et l’union faisant la force, c’est plus facile en équipe. Tout le monde peut participer à l’opération, c’est gratuit. Il suffit de s’inscrire sur le site Tabac Info Service pour bénéficier d’un accompagnement quotidien. Parmi les challengers, Manon Peudy ne regrette pas de s’être lancée il y a 24 jours.

« Il y a quelques mois, je promettais à mon entourage que j’allais arrêter de fumer pour leur faire plaisir, explique-t-elle. Puis j’ai réalisé qu’il fallait agir pour moi. J’ai sauté le pas grâce à l’initiative du mois sans tabac. Le premier jour, je suis restée enfermée chez moi pour passer le plus difficile : les premiers effets secondaires. Le deuxième jour, j’ai déjà ressenti les bénéfices de l’arrêt. Je me sentais libre et légère. Les journées sans tabac se sont enchaînées. J’ai fait la fierté de ma mère, fumeuse, et je lui ai donné la motivation de diminuer. Je me suis mise au sport. Pour moi, ça devenait une suite logique. Ça n’a pas été facile mais chaque heure sans fumer est une victoire et une fierté. Je ne ressens plus ni l’envie, ni le besoin. Croyez-moi, les effets positifs de l’arrêt arrivent si vite qu’ils vous encouragent. Vous ne voudrez plus faire marche arrière. »

En parallèle à la communication nationale, l’Agence Régionale de Santé Grand Est met en place des actions pour sensibiliser les fumeurs : stands d’information, événements sportifs, conférences auprès des professionnels de santé, sensibilisation des détenus.

Dans le département, le Centre Social et Culturel d’Art et Loisirs de Capavenir Vosges a mis en place un calendrier sans tabac progressif. Après une réunion d’information grand public et une conférence en présence d’une nutritionniste, un groupe de paroles et de jeux de société sera mis en place le 17 novembre pour soutenir les participants à l’opération.

Chiffres clefs :

  • 30 % : des jeunes âgés de 17 ans fument quotidiennement dans la région Grand-Est avec des disparités territoriales. C’est en Lorraine que le taux est le plus élevé : 31 % contre 28 % en Alsace et 32 % en Champagne-Ardenne.
  • 66 % : des vapoteurs ont commencé la vape pour arrêter de fumer. Jusqu’à la fin du mois, chaque vapoteur est invité à accompagner l’un de ses proches, fumeur, à réaliser un diagnostic personnalisé en boutique spécialisée afin d’être sensibilisé aux caractéristiques et atouts de la vape pour arrêter de fumer.