Le sport régulier abaisse le risque de développer certains cancers.
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Une nouvelle méta-analyse vient de démontrer que suivre les recommandations hebdomadaires d’activité physique permettrait de réduire ses risques de développer sept types de cancers différents. Entre 3 et 5 heures d’exercice par semaine sont conseillés.

On le sait, avoir une activité physique régulière permet d’entretenir son corps et de conserver une bonne forme physique. Depuis quelques semaines, une étude menée par des scientifiques du NCA (National Cancer Institute), révèle que de faire entre 3 et 5 heures d’activité physique par semaine réduirait considérablement le risque de développer certains cancers.

Les chercheurs ont analysé neuf études, concernant 755 459 participants, qui visaient à savoir si la quantité de sport recommandée pouvait être liée à l’abaissement du risque de développer une quinzaine de cancers.

Les autorités de santé recommandent entre 2,5 et 5 heures hebdomadaires d’activité d’intensité modérée soit l’équivalent de 7,5 à 15 MET (mesure de dépense énergétique d’un individu), sachant qu’un MET est l’unité énergétique utilisée lorsque l’on reste assis à ne rien faire. Les activités d’intensité modérée permettent de dépenser entre trois et six fois plus d’énergie par minute (de 3 à 6 MET), et les activités d’intensité vigoureuse permettent de dépenser plus de 6 MET. Après leur avoir demandé de rapporter leurs niveaux d’activité physique, les chercheurs ont ensuite suivi les sujets pendant près de dix ans.

Le risque de maladie en net recul

Leurs résultats ont montré que le fait de suivre les recommandations d’exercice de 7,5 à 15 MET heures/semaine étaient associé à une baisse statistique du risque de sept cancers sur les 15 inclus dans l’étude, en comparaison avec une absence totale d’activité physique. Les chercheurs ont par ailleurs trouvé que plus les personnes s’adonnaient à une activité physique plus leurs risques de maladie reculaient.

Parmi les 15 cancers étudiés, l’activité physique était liée à une réduction du cancer du côlon chez les hommes (risque abaissé de 8 % pour 7,5 MET heures par semaine et de 14 % pour 15 MET), un risque plus faible de cancer du sein chez la femme (10 %), de cancer de l’endomètre (18 %), du cancer du rein (17 %), myélome (19 %), cancer du foie (27 %), et de lymphome non hodgkinien chez la femme (18 %).

Les chercheurs ont en revanche précisé que leur analyse avait ses limites. Par exemple, bien que le nombre total de participants était large, certains cas de cancers étaient moins bien représentés que d’autres. De plus, les participants étaient principalement blancs et leurs niveaux d’activités étaient simplement rapportés et donc susceptibles d’être erronés.

Les chercheurs ont tout de même conclu que ces résultats montraient les effets positifs d’une activité physique soutenue en vue de prévenir la survenue de certains cancers.

« Ces recommandations concernant l’activité physique démontrent également largement leur impact sur les maladies chroniques comme les maladies cardiovasculaires et le diabète », concluent les chercheurs, qui encouragent la pratique d’une activité physique régulière à n’importe quel âge.