Dépistage du cancer colorectal.

Depuis quelques années, le mois de mars est synonyme de sensibilisation au dépistage du cancer colorectal. Qui peut être touché ? Comment se faire dépister ? Peut-on en mourir ? Comment le soigner ? Autant de questions qui doivent être prises au sérieux par l’ensemble des personnes de plus de 50 ans. Le dépistage, pourquoi pas vous ?

La campagne annuelle pour promouvoir le dépistage du cancer colorectal, deuxième cancer le plus meurtrier derrière celui du poumon, vient de s’ouvrir à l’occasion de Mars Bleu. Détecté tôt, ce cancer peut être guéri dans 9 cas sur 10. Pourtant, malgré un test gratuit proposé à tous, dès 50 ans, trop peu de personnes concernées le réalisent régulièrement.

Si le département des Vosges semble être un bon élève dans le classement des départements qui ont le meilleur taux de dépistage, puisqu’il est au quatrième rang, il n’y a toutefois que 32,34 % des Vosgiens de 50 à 74 ans qui le font. Une moyenne très basse qui est cependant au-dessus de la moyenne régionale de 29,97 %, selon les statistiques de 2019. Des chiffres dérisoires comparés à ceux de nos voisins européens qui affichent des taux de dépistage de 71,3 % au Pays-Bas et 62,8 % au Portugal.

Ce cancer figure parmi les plus meurtriers puisqu’il coûte la vie à 17 000 personnes, chaque année en France, selon le Ministère des Solidarités et de la Santé et l’Institut national du cancer (INCa). Pourtant, il est l’un des plus guérissables lorsqu’il est dépisté à temps. C’est pour cette raison qu’une sensibilisation accrue est indispensable pour rassurer et convaincre les personnes concernées, hommes comme femmes, de le réaliser.

Cette démarche passe par la dédramatisation du test. En effet, celui-ci est simple et très facile à réaliser. Il suffit d’utiliser un kit de dépistage fourni par son médecin traitant en échange de l’invitation envoyée par courrier par la structure de gestion.

Résultat positif dans 4,5 % des cas

Le test est ensuite à réaliser chez soi et ne prend que cinq minutes ! On utilise pour cela un bâtonnet, semblable à un coton-tige, pour prélever un échantillon des selles. Puis, ce bâtonnet est inséré dans un tube sur lequel figurent ses coordonnées et la date du prélèvement, à compléter au préalable. Ce tube est enfin placé dans un sachet de protection que l’on glisse dans une enveloppe T jointe au courrier d’invitation, à poster sous 24 heures, en évitant les veilles de week-end et jours fériés.

Ce dépistage est entièrement pris en charge par l’Assurance Maladie, sans avance de frais. Son résultat est transmis au patient et à son médecin traitant, sous 15 jours.

Autre frein au dépistage, la peur du résultat. Si elle est légitime, elle devrait procurer la réaction inverse car la précocité de la détection permet des traitements moins lourds et de meilleures chances de guérison. Si l’échantillon s’avère positif (dans 4,5 % des cas), une coloscopie sous anesthésie permettra de vérifier l’éventuelle présence de polypes. Ceux-ci seront retirés avant qu’ils ne se transforment en cancer. L’INCa précise que « dans plus de la moitié des cas, la coloscopie ne décèle aucune anomalie. Elle détecte un polype dans 30 à 40 % des cas et un cancer dans 8 % des cas ».

Ce dépistage gratuit est à effectuer tous les 2 ans, à partir de 50 ans. Si vous êtes concerné, n’hésitez pas ! Parlez-en avec votre médecin mais aussi entre amis ou en famille, afin de dédramatiser ce test qui peut vous sauver la vie…

www.ameli.fr

Cancer colorectal : pourquoi se faire dépister ?

 

Dépistage du cancer colorectal : qui ? Quand ? Comment ?

 

Dépistage du cancer colorectal : mode d’emploi du test (VOSF)

 

Le tuto de la CPAM des Vosges avec Claude Vanony :