Courir le matin ou le soir ?

Au revoir les vacances, le farniente et les excès de nourriture ou de boissons en tout genre. C’est la rentrée ! Le moment de l’année où l’on reprend son train-train quotidien « métro-boulot-dodo », comme le dit l’adage. Le moment aussi de reprendre une activité physique régulière. Mais, à quel moment de la journée est-il préférable de s’activer ?

À quelle heure faut-il faire du sport ? Chacun à ses certitudes : « Le matin, à la fraîche, pour réveiller son corps idéalement avant la journée qui l’attend » ou « le soir, après le boulot, pour décompresser et trouver le sommeil plus facilement ». Pourtant, personne n’a de réponse prouvée scientifiquement à apporter.

Il est bien connu que presque tous les aspects de notre physiologie et de notre métabolisme sont dictés par l’horloge circadienne. Une étude vient, donc, d’être réalisée pour comprendre comment et dans quelles conditions notre corps digère plus facilement les efforts physiques. Et surtout s’il existe un lien entre l’heure et la performance de l’exercice.

Les scientifiques américains, de l’Université de Californie, ont notamment découvert que la protéine HIF-1α, connue pour stimuler certains gènes en fonction de la teneur en oxygène des tissus, est activée par l’exercice de différentes manières selon le moment de la journée. Jusqu’à présent, nous ne savions pas que ses niveaux fluctuaient en fonction de l’heure.

Plutôt le soir ou le matin ?

Ils ont ensuite demandé à 12 sportifs de se livrer à un exercice d’endurance sur tapis roulant. L’expérience a révélé que les niveaux d’oxygène étaient moins élevés chez les participants qui faisaient de l’exercice le soir comparé à ceux qui pratiquaient le matin, ce qui traduit une meilleure efficacité ainsi qu’une sensation d’effort réduite.

Seulement, les scientifiques estiment que ces résultats ne sont pas probants dans la mesure où notre rythme biologique s’avère différent selon que l’on soit du matin ou du soir. Le moment idéal de la journée pour pratiquer une activité physique semble dépendre avant tout de notre propre horloge interne et peut donc varier selon les individus.