Pauline, Mathilde, Delphine, Magali et Valérie se lance le défi de gravir le Kilimandjaro.

Elles s’appellent Pauline, Mathilde, Delphine, Magali et Valérie. Elles sont vosgiennes, mères de familles et surtout femmes actives. Et elles ont décidé de se lancer le défi un peu fou de gravir le Kilimandjaro. Rencontre avec Magali Tenette, instigatrice du projet.

Comment avez-vous eu l’idée de lancer ce projet ?

Magali Tenette Je suis psychologue libérale et consultante pour le cabinet A2C (Accompagnement, Conseil et Coaching) que j’ai co-fondé. Nous développons, notamment, le bien-être au travail. Dans ce cadre, j’ai rencontré des femmes qui m’ont donné envie de monter un projet collectif, pour apprendre à dépasser ses limites tout en respectant son rythme de vie. J’ai donc recherché un défi collectif et j’ai pensé que l’ascension du Kilimandjaro (Tanzanie) serait une belle idée. L’objectif est d’apprendre à se connaître, d’échanger, de s’organiser, de se donner les moyens de réussir, de se préparer ensemble.

Avez-vous déjà réalisé ce genre de défi ?

M. T.  Pas vraiment mais j’ai un Brevet d’État d’accompagnateur en montagne et j’organise depuis 10 ans des balades sur le massif sur le thème de la sophrologie et du ressourcement. Depuis 8 ans, j’accompagne des personnes qui ont besoin de soutien pour faire face à différents types de situations personnelles, professionnelles et sportives.

Comment vous êtes-vous préparées ?

M. T. – J’ai proposé de faire tout l’été trois sorties hebdomadaires : footing le lundi, rando-course le mercredi et randonnées pédestres dans le massif des Vosges. Nous venons de finir la préparation par 3 jours à Chamonix, avec une nuit au refuge Torino (voir photo) pour s’acclimater à l’altitude (3 375 m) et une initiation à l’Alpinisme sur le Massif du Mont-Blanc. Par ailleurs, nous avons passé les tests d’hypoxie au CHU de Brabois, pour mesurer notre aptitude à la haute altitude, avec un traitement préventif si besoin.

Quel est le but de ce challenge ?

M. T. – Nous recherchons une expérience humaine et l’occasion de s’offrir un temps pour nous, correspondant à un objectif de vie propre à chacune.

Comment avez-vous sélectionné les participantes ?

M. T. – Aucune ne se connaissait personnellement. Je les ai réunies chez moi pour présenter le projet et elles ont toutes les 4 adhérées. Leur point commun : engagées, déterminées, agréables, coopératives, fortes mentalement, sociables, énergiques, simples, rigoureuses, ouvertes d’esprit et douces.

Comment s’organisera votre périple en quelques mots ?

M. T. Nous partons de Zurich le 28 septembre* où nous attendent 6 jours d’ascension avec un guide locale et son staff. Des journées où nous parcourrons entre 7 et 20 km, avec des dénivelés très importants donc l’endurance sera importante. Ensuite, nous aurons 2 jours de safari, pour la détente, avant le retour prévu le 9 octobre.

Est-ce un défi qui pourrait en amener d’autres ?

M. T. – Un lien privilégié s’est créé entre nous 5 et nous pourrions envisager de se défier sur un trek en autonomie, par exemple. Je travaille déjà sur un autre séjour l’année prochaine. Un tout autre projet en Mongolie qui serait orienté « rando sophro » dans les Steppes. Ça s’adressera plus à des personnes qui ont envie de prendre du temps pour elles au travers de la relaxation et la découverte d’autres civilisations et cultures. Pour plus d’informations, il suffit de visiter ces sites : www.psychosophro.fr et www.a2c-bilan-coaching.fr.

*Propos recueillis quelques jours avant leur départ.