A l'extrême gauche, Maxime en tenue traditionnelle japonaise.

Le programme Youth Exchange, proposé par le Rotary International, permet à des jeunes de 15 à 19 ans de partir à l’étranger pendant 10 à 12 mois, en immersion dans une famille. En parallèle, sa famille française accueille un étudiant étranger pendant quelques mois.

Trop chère, pas assez reconnue, trop risquée dans un parcours scolaire déjà tracé, l’année de césure proposé par le Rotary Club, sous le programme Youth Exchange, attirerait près d’un jeune sur deux, sur le principe, mais ils sont très peu nombreux à sauter le pas.

Ni Erasmus, ni changement brutal de parcours, l’année de césure, encore peu connue en France, consiste à interrompre volontairement ses études ou son activité professionnelle pendant un an, pour faire un stage en entreprise, partir à l’étranger ou mener à bien un projet, sur plusieurs mois. C’est sur ce principe que le Rotary International propose de mettre en relation des familles du monde pour offrir aux candidats l’occasion de développer leurs connaissances des langues étrangères, de découvrir de nouvelles cultures et surtout de devenir un citoyen du monde à part entière.

C’est le cas de Maxime, jeune spinalien qui aura 18 ans en fin d’année et qui a osé postuler pour partir durant 10 mois à l’étranger. « Il a candidaté pour cinq destinations : les États-Unis, le Brésil, l’Afrique du Sud, la Finlande et le Japon. Et c’est ce dernier vœu, qui était sa destination privilégiée, qu’il a réussi à exhausser puisque depuis près d’un mois et demi, il vit dans une famille japonaise », explique sa maman Fabienne Rochet, qui reconnaît que la séparation avec son fils a été un petit peu difficile à gérer.

« Je ne suis pas particulièrement « maman poule » mais savoir son enfant à l’autre bout du monde, ça fait toujours bizarre. Mais je sais qu’il est bien, responsable et parfaitement accueilli par sa nouvelle famille. Et en plus, nous avons Angel désormais dans la famille (rire) ».

En effet, bénéficier d’un échange signifie aussi accepter d’accueillir pendant quelques mois un autre étudiant à son domicile. Au départ de Maxime, c’est un jeune Bolivien du nom d’Angel Rodrigo qui est arrivé dans la famille spinalienne pour découvrir la culture française.

Une fois dans leur nouvel univers, Maxime au Japon, comme Angel à Épinal ne sont pas en vacances. Ils poursuivent leurs études pour parfaire leur apprentissage de la langue locale et emmagasiner un maximum d’expérience. « Je sens que mon fils a déjà changé et grandi. Il gagne en responsabilité et cette année va lui permettre de revenir plus mature, avant de poursuivre ses études pour devenir prof », soutien sa maman, qui sait que sa fille cadette, Camille (15 ans), aimerait aussi vivre une expérience comme celle de son frère.

Côté finances, si le Rotary prend à sa charge les frais d’hébergement en pension complète et les frais de scolarité, l’étudiant doit s’astreindre de différentes dépenses, telles que le billet d’avion aller-retour, l’assurance, les frais de passeport et visa, ainsi que l’argent de poche. « Maxime a cassé sa tirelire pour la bonne cause. Au total, c’est un budget à 3 000 euros. Cela les vaut vraiment », soutien Fabienne Rochet qui reconnaît qu’elle aurait adorer avoir pu bénéficier de ce programme pendant sa jeunesse.

Infos et inscriptions : www.rotary.org