Yves Bailly, le PDG de Norske Skog Golbey, n'est pas inquiet pour la pérennité des emplois.
© Jordane Rommevaux

Le couperet est tombé ce mardi 19 décembre, tôt dans la journée, avec le dépôt de bilan prévisible et confirmé par la maison mère de l’entreprise Norvégienne Norske Skog, second producteur mondial de papier pour les magazines et journaux. Une entreprise internationale comptant 25 usines à travers le monde, en Europe et en Océanie, qui est dans une situation délicate depuis le début des années 2000 et qui, aujourd’hui, ne peut plus honorer ses dettes.

« C’est un jour de tristesse pour l’entreprise Norske Skog, avec ce dépôt de bilan, confirme le PDG de l’usine de Golbey, Yves Bailly. Cependant, cette décision n’a aucune incidence sur le fonctionnement de l’usine, que ça soit pour les salariés, comme pour nos clients ou nos fournisseurs. Nous nous désolidarisons de la maison-mère et nous unissons avec les antennes de Skogn, Saugbrugs (Norvège), Bruck (Autriche) et d’Australie, sous la dénomination Norske Skog AS, qui sera mise en vente en janvier ».

Le groupe créé en 1962, par un groupement de propriétaires forestiers norvégiens, a subi l’émergence du digitale. Depuis une quinzaine d’années, le groupe fait face à un endettement élevé et la dernière année civile, les dirigeants du groupe ont travaillé sur une recapitalisation de la société.

Les négociations n’ont pas abouti, c’est pour cela que l’entreprise est amenée à un dépôt de bilan, « qui n’aura aucune retombée sur les unités opérationnelles, confirme encore Yves Bailly. On démarre un processus de vente avec le fond d’investissement Oceanwood Capital Management, qui est détenteur majoritaire de la dette (60 %) et qui est l’instigateur de la prise de décision de la vente. Cette entreprise s’est, par ailleurs, associée avec le groupe industriel norvégien Aker, avec la volonté de se porter acquéreur de la structure Norske Skog AS, dont l’usine de Golbey fait partie ».

Une bonne nouvelle pour l’entreprise vosgienne qui n’a, semble-t-il, pas à craindre pour son activité, comme pour ses emplois, puisque « ces nouveaux investisseurs voudront rentrer dans leur argent donc ils vont réinvestir dans les usines pour poursuivre le développement de leurs activités », certifie-t-il.

Une opportunité pour Golbey de développer ses activités annexes, à l’image de son investissement dans l’entreprise Pavatex, en poursuivant des activités novatrices surtout dans les énergies renouvelables, de la chimie verte et des écomatériaux…

Une centaine d’acquéreur potentiels ont été contactés, qui devront donner une réponse en janvier, avant de faire une offre engageante, fin février. « Courant mars, nous devrions savoir qui sera le nouveau propriétaire, mais je n’ai aucune inquiétude quant à nos activités et à la pérennité des emplois à Golbey », conclu le président Yves Bailly.