Une solution pour exploiter les données génétiques

L’idée était révolutionnaire et aurait pu permettre à de nombreux scientifiques de se servir de ces données, offertes gracieusement par de nombreuses personnes partout dans le monde. Seulement, les données […]

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Rédacteur 100 % Vosges

Rédigé par Jordane Rommevaux

Le 11 novembre 2018

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Les données génétiques exploitables. ©

L’idée était révolutionnaire et aurait pu permettre à de nombreux scientifiques de se servir de ces données, offertes gracieusement par de nombreuses personnes partout dans le monde. Seulement, les données génétiques compilées par des entreprises privées ne servent à rien, par crainte de récupération néfaste. Une solution pourrait permettre de satisfaire tout le monde.

Grâce à un échantillon de salive, des millions de gens ont créé leur profil génétique sur des sites internet. Mais ce trésor reste quasiment inaccessible aux chercheurs en génétique, les sites gardant jalousement leurs bases de données, pétrifiés par la peur d’une fuite. Un problème que quelques scientifiques américains pensent pouvoir résoudre, avec un nouvel outil de cryptographie.

Les laboratoires cherchent constamment des interactions entre des millions de molécules et les dizaines de milliers de protéines du corps humain. Mais ils ne veulent pas que leurs concurrents sachent sur quoi ils travaillent. Souvent, leurs molécules sont brevetées et confidentielles. Donc ils ne partagent pas grand chose.

Aujourd’hui, personne ne peut accéder à ces données pour, par exemple, trouver des liens entre des variations génétiques et des maladies, mais un outil cryptographique pourrait être étendus aux fiches ADN.

Avec la nouvelle méthode, fondée sur un « réseau neuronal» sécurisé, les laboratoires pourraient mettre en commun leurs données, les découper entre plusieurs serveurs qui produiraient des résultats fondés sur l’ensemble des données. Les laboratoires pourraient, ainsi, démultiplier leurs découvertes, sans rien révéler aux concurrents.

Des techniques existent déjà pour crypter les données, mais les calculs deviennent trop lourds et impossibles quand les bases dépassent les millions d’éléments, comme dans le cas du génome.

La confidentialité génétique inquiète, ce qui conduit les gens à refuser de faire des tests, de peur d’être piratés ou exploités par des compagnies d’assurance ou des employeurs. Affaire à suivre.

Rédacteur 100 % Vosges

Article rédigé par

Jordane Rommevaux

Le 11 novembre 2018

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