Le président du GET Vosges, Frédéric Jeannerey (au centre) ambitionne une reconstruction progressive du club.
© Jordane Rommevaux

Alors que le GET Vosges vient de conclure une année sportive difficile, le président Frédéric Jeannerey se confie sur ses différents objectifs, à plus ou moins long terme. Finances, recrutement, ambitions, quel avenir se dessine pour le GET Vosges ?

Un nouveau projet sur plusieurs années au GET Vosges ?

« On clôture 2017-2018, on se classe 17e sur 18 et nous faisons partie des équipes qui seront reversées dans l’une des deux poules de cette nouvelle N1. L’ambition que nous aurons pour cette nouvelle saison, eu égard à l’aspect financier et à nos possibilités, est de se maintenir en N1, coûte que coûte, face à des équipes mieux armées que nous. Ca ne fera pas rêver les sponsors, supporters et spectateurs. Mais, il est indispensable, si nous voulons ambitionner mieux plus tard. Nous sommes impactés par l’arrêt des contrats aidés, ainsi que par l’arrêt de la subvention municipale thaonnaise, à hauteur de 20 000 euros. Un choix décidé par la mairie de Capavenir que nous acceptons.

Sponsoring 

Notre prochain challenge est de ré-augmenter les sponsors et mécènes privés, ainsi que le flux de la taxe d’apprentissage que l’on peut récupérer par le biais du SLUC Nancy, mais aussi de la formation et des BPJEPS (Brevet Professionnel Jeunesse, Éducation Populaire et Sport) que nous allons continuer à mettre en oeuvre avec le SLUC (Pro B). Ca compensera notre perte avec la suspension des contrats aidés. Le sponsoring privé est notre solution. Nous allons nous orienter vers des sponsors laissés à l’abandon, qui chercheraient une nouvelle communication avec le basket.

Des matchs plus attractifs

Nous allons proposer des offres différentes, en proposant de nouvelles façons d’organiser nos matchs au Palais des Sports. J’imagine, pourquoi pas, un bar du GET Vosges, pour que les spectateurs aient envie de rester après le match pour prolonger la soirée. Pourquoi pas, aussi, habiller le match pour qu’il devienne attractif en ayant la possibilité de rencontrer les joueurs. Nous allons sacraliser le parquet, il va être refait cet été, tout comme l’ensemble des publicités. Nous remercions, d’ailleurs, la communauté d’agglomération. On va professionnaliser ce que nous proposerons au Palais des sports.

Ambitions sportives 

Nous cassons complètement l’équipe de l’an dernier. Nous ne conservons qu’un seul joueur : notre capitaine Loïc Gigant, qui incarne les valeurs du GET Vosges. Nous allons reconstruire autour de lui, avec nos moyens. Une équipe de 8 à 10 joueurs et non pas 14. Deux jeunes de U20 viendront peut-être renforcer l’équipe, lorsque ça sera nécessaire.

Ambitions économiques

Autre objectif à atteindre : avoir des comptes à l’équilibre lors de notre Assemblée Générale en octobre. Je n’ose espérer que nous soyons excédentaire mais être à l’équilibre sera déjà une belle performance. C’est-à-dire, éponger les – 45 000 euros que nous avions en déficit. Je reste extrêmement prudent mais je tiens à préciser que nous avons fait des économies drastiques cette saison et nous continuerons durant toute la durée de mon mandat.

De nouvelles sections au club

Autre projet : se rapprocher de la sexion handi-basket spinalienne pour faire un pont avec cette structure et pourquoi pas leur ouvrir la porte du club. Ca n’est qu’un projet mais nous tenons à entrer dans l’esprit « basket inclusif ». La fédération oriente un certain nombre de politiques, comme le handi ou le 3 contre 3. C’est aussi vers ce genre de basket que nous voulons nous tourner : le 5 contre 5, le 3 contre 3, le basket pour tous et le basket santé.

Quelle est la vision à plus long terme ?

En 2019-2020, j’aimerais que l’équipe de N1 soit en milieu de tableau, et que nous profitions d’un budget plus confortable. Les années suivantes, nous viserons les playoffs et après, c’est certain que nous voudrions voir plus haut.

Partenariat avec le SLUC Nancy ?

Pour le moment non, pas à court terme. Mon objectif est de construire un partenariat avec le SLUC pierre après pierre, progressivement. Nous entretenons de très bonnes relations. Pour le moment, notre partenariat porte sur les BPJEPS, qui nous sont envoyés par Nancy pour venir se former ici : éducateurs et coachs dans le monde amateur, ainsi que joueurs.

Je souhaiterais, dans une seconde étape, mettre en place un échange avec nos partenaires. Proposer un événement commun avec un club-affaires croisés entre les sponsors SLUC et sponsors GET.

A l’avenir, pourquoi pas aller vers un échange sportif avec eux, mais il faut que ça soit opportun et que ça a un intérêt fort pour le GET Vosges. Nous sommes au balbutiement de quelques choses.

Effectif 2018-2019 ?

Le recrutement va se faire de façon complètement différente de l’an dernier. La réforme change la donne sur le prix des joueurs. Toutes les équipes vont se positionner tardivement, pour éviter de payer trop tot des joueurs et faire baisser leur prix. Évidemment, nous ferons avec nos moyens. Nous partons aussi sur l’éventualité de renforcer cette équipe en décembre, lorsque nous aurons vu comment tourne cette équipe.

On ne peut pas avoir autant de poisses et de mal chance que celle que nous avons eu l’an dernier, où alors il faudrait que nous nous interrogions. Nous n’avons pas demandé à tous les joueurs de partir. Nous avons proposé à 4 ou 5 joueurs de l’an dernier de prolonger, car nous aurions aimé les conserver : Massé Doumbé, Alexis Thomas…