© PIERRE VERDY / AFP

(Relaxnews) – En guise de préambule de la future annonce du palmarès 2020 du guide jaune, retour sur les étapes phare qui ont construit l’histoire de la célèbre parution gastronomique. 

Prémices

En 1969, Christian Millau et Henri Gault s’entourent d’une petite équipe composée « d’épicuriens anticonformistes » pour lancer les bases du « Nouveau guide », qui apparaît sous la forme d’un magazine et propose une analyse des tables parisiennes, et des environs. La publication marque surtout par sa liberté de ton. 

Premières toques

En 1972, le duo de critiques culinaires sort son tout premier palmarès toqué. Les critiques ne se concentrent alors que sur les goûts et la présentation des assiettes ainsi que la créativité des chefs. Paul Bocuse, Paul Haeberlin et les frères Troisgros sont les tout premiers chefs à obtenir trois toques rouges, la note maximale correspond aux félicitations à l’époque. La note qui accompagne l’attribution des toques n’apparaîtra qu’à partir de 1973. Les lauréats des trois premières toques un an plus tôt obtiennent alors chacun un 19 sur 20.

Commandements

1973 marque sans doute l’étape la plus célèbre de l’histoire du guide Gault&Millau, avec la publication d’un article établissant les dix commandements de la Nouvelle Cuisine, ce mouvement culinaire qui prévoit des temps de cuisson moins longs, des produits de saison, des cartes de restaurant réduites ou encore la préférence pour des recettes plus diététiques. 

En une du Time

En 1980, les deux auteurs s’offrent le luxe de s’afficher en couverture du magazine américain Time.

Cuisiniers du siècle

En 1989, Joël Robuchon est titré « cuisinier du siècle », aux côtés de Paul Bocuse et de la star des fourneaux suisses, Frédy Girardet.

Futurs grands de demain

En 1984, Gault&Millau décide d’approfondir sa réputation de dénicheur de talents et propose la première élection de jeunes chefs officiant en France. Jacques Maximin rafle les honneurs, devant Guy Savoy, Alain Dutournier et Bernard Loiseau. En 1991, la parution officialise sa volonté de soutenir la jeunesse et instaure le titre des meilleurs jeunes chefs de France. Un certain Alain Ducasse arrive en tête, aux côtés de Jacques Chibois. 

Cette même année, le duo devenu une marque reconnue, Gault&Millau, lance son premier guide du Vin, au mois de septembre. 1.500 cuvées sont sélectionnées pour leur bon rapport qualité/prix. 

Des talents en régions

En 2003, le guide Gault&Millau décide de mettre à l’honneur la bonne cuisine régionale et ceux qui la font vivre. Une élection des meilleurs chefs régionaux est engagée. Ils seront finalement remplacés en 2006 par les jeunes talents de l’année. 

Un palmarès étoffé

En 2005, la sortie du guide jaune s’enrichit de distinctions. Si le titre de « cuisinier de l’année » est installé, on imagine d’autres façons de récompenser les bons élèves de la restauration. L’Hostellerie de Plaisance, à Saint-Emilion, est la première adresse à obtenir la distinction de « Etablissement de l’année ». Et dans le même temps, on honore la sommellerie, avec les titres de « Sommelier de l’année » et de « Directeur de salle ». 

Icônes

En 2009, alors que Gault&Millau met en lumière un élève de Bernard Loiseau, d’origine italo-argentine – un certain Mauro Colagreco, l’édition renouvelle son palmarès hors catégorie pour rassembler les « icônes de la cuisine française ». 7 établissements sont désignés : Alain Chapel à Mionnay, L’Auberge de l’Ill à Illhaeusern, Paul Bocuse à Collonges-au-Mont-d’Or, ainsi que la Tour d’Argent, Le Laurent, L’Ambroisie et le restaurant Alain Ducasse au Plaza Athénée, tous installés à Paris. 

International

En 2016, les guides Gault&Millau sont présents dans dix pays, dont le Japon et l’Allemagne. Une première édition a été lancée en Hongrie dès 2012, avant d’atterrir l’année suivante en Australie, puis en Pologne en 2014 et en au Canada en 2015.

source AFP-Relaxnews