Michel Heinrich, président de la Communauté d'Agglomération d'Épinal et Yves Séguy, préfet des Vosges.
© Préfecture des Vosges

Témoin d’une histoire, vecteur d’attractivité par la qualité de son aménagement et de ses équipements, le centre-bourg d’une commune est primordial à son rayonnement. C’est pourquoi, à la fin 2018, l’État a décidé de lancer une démarche expérimentale d’accompagnement auprès de ces dites-communes. Aujourd’hui, la signature d’une convention cadre entre l’État et la Communauté d’Agglomération d’Épinal témoigne de cet engagement. 

La reconquête du bâti dégradé se concentre sur un unique, mais ambitieux objectif : celui de redonner envie de s’installer dans une commune en milieu rural. Pour atteindre cet objectif, il est important de promettre une qualité de vie, notamment par la valorisation des atouts et de la singularité identitaire de la commune. Ces actions vise à remettre en valeur le centre-bourg des communes concernées, témoin d’une histoire et vecteur d’attractivité.

Fort de ce constat, l’État a décidé fin 2018 de lancer une démarche expérimentale d’accompagnement stratégique. Le tout, destiné aux petites communes ne disposant pas de personnel dédié en dehors d’un secrétariat de mairie pour traiter les friches rurales. Sont donc concernés, entre autres, les fermes vosgiennes et les maisons délaissées et/ou à l’abandon.

Cette démarche concerne aujourd’hui un certain périmètre géographique de la Communauté d’Agglomération d’Épinal. Brantigny, Fontenoy-le-Château, Moriville, Ubexy et Vaxonccourt. Dans ces secteurs, la lutte contre la vacance a été identifié comme enjeu prioritaire dans le cadre de la mise en oeuvre du Programme Local de l’Habitat. Il a donc été décidé de créer un dispositif d’accompagnement de ces communes rurales pour faciliter la reconquête du bâti vacant et/ou dégradé.

À ce titre, une convention cadre a été signée entre l’État et la Communauté d’Agglomération d’Épinal. Au travers du Fonds National d’Aménagement et de Développement du Territoire, l’État participera au financement du poste de cheffe de projets. Permettant ainsi d’apporter une assistance stratégique à ces communes rurales.