Rentrée scolaire : rythmes et horaires à la carte dans les écoles vosgiennes !
- Publicité -MIB_MIROITERIE208

Les 32 992 élèves de primaire du département ont repris lundi le chemin des classes. L’école le mercredi matin pour tous, c’est déjà du passé. La semaine de quatre jours est de retour, trois ans seulement après la généralisation de la réforme des rythmes scolaires.

C’était l’une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron : donner la liberté aux communes de revenir sur la réforme des rythmes scolaires censée favoriser les apprentissages avec des journées moins longues. Suite à la publication du décret, fin juin, de nombreuses communes ont souhaité s’engouffrer dans la brèche.

La semaine de quatre jours fait son retour dans, à peu près, un quart des communes vosgiennes (38% dans l’académie Nancy-Metz) et 18% des établissements, là où le vote des conseils d’école (parents, enseignants, équipe municipale) a été validé, au début de l’été, par l’inspecteur d’académie.

Pour les collectivités, c’est avant tout une histoire d’argent. L’opération permet, par exemple à Girancourt, de faire quasiment 10 000 euros d’économie. « Et je ne compte pas l’eau, le chauffage et l’électricité », explique le maire Yannick Villemin. Dans le cadre d’un regroupement pédagogique avec Dommartin-aux-Bois, ce village de l’agglomération spinalienne accueille 129 enfants pour six classes. Les 24 heures hebdomadaires sont désormais réparties en quatre journées de six heures avec des matinées plus longues (3 h 30). « Tout le monde était d’accord et a été briefé. Ça roule, assure Yannick Villemin. Il n’y pas de surcoût au niveau des transports et les horaires ont été adaptés. »

C’est assez rare pour être souligné, malgré le changement de rythme, les activités périscolaires sont conservées pour les jeunes Girancourtois, chaque jour après les cours entre 16 h 30 et 17 h 30. Et ce, « tant que les aides de l’Etat perdureront », précise le maire.

Comme toujours, les enseignants s’adaptent. Professeure des écoles dans la circonscription de Vittel, Pauline approuve le choix fait par son conseil d’école de maintenir, pour l’heure, le statu quo. « Les cinq matinées sont un plus pour les apprentissages, les enfants étant plus réceptifs et plus concentrés le matin. Seul bémol, il y a un peu plus de fatigue surtout après un grand nombre de semaines consécutives. »

Pour la FCPE, principale fédération de parents d’élèves, ce troisième changement de rythme en neuf ans ne vas pas dans le bon sens. « C’est dommage, on n’a pas eu le temps de mesurer l’impact de la réforme, soupire Paul Raoult, secrétaire général de l’association dans les Vosges. Et il me semble indispensable d’avoir une cohérence nationale. Or on se retrouve avec des rythmes et des horaires à la carte. Si on arrive à me convaincre que ce qui est le mieux dans l’intérêt de l’enfant, c’est quatre jours de classe, et bien soit, mais pour tout le monde ».

Ce schéma sera-t-il généralisé dans le futur ? Rien n’est moins sûr. Le débat est loin d’être clos. Ce qui en revanche ne fait guère de doute, c’est que la deuxième vague d’écoles qui basculeront en 2018 s’annonce au moins aussi importante que la première.

 

Effectifs : La baisse significative des effectifs dans le premier degré (32 992 élèves contre 33 693 en 2016) se confirme dans le second degré. Lundi matin, on comptabilisait dans les collèges 17 463 élèves (contre 17 497 en 2016) et dans les lycées, généraux et technologiques, 7 957 élèves (contre 8 051 en 2016).