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Après une intersaison agitée et une campagne de matches amicaux contrastée, le Gamyo Epinal débute sa saison de Ligue Magnus ce mardi soir à Bordeaux. A quelques heures de la reprise, rencontre avec un président revanchard, Romain Casolari.

La préparation est terminée, le recrutement est clos depuis l’arrivée de Josh Gratton. L’effectif a été renouvelé dans les grandes largeurs (14 départs, 14 arrivées). Quelle analyse faites-vous de l’intersaison spinalienne ?

Romain Casolari – Le club et Anthony (Maurice) ont fait du bon boulot. J’ai l’impression qu’on a fait de jolis coups. Llorca va être une belle surprise, Carter, Nikiforuk, McDonough c’est solide et les Français (Silas, Devin, etc.) ont du potentiel. On les a eus à des tarifs raisonnables. C’est ce que nous devons faire avec un budget moins important que les cadors du championnat.

De nombreux joueurs français sont partis. L’équipe a une forte consonance anglo-saxonne. Le projet Gamyo est-il un peu modifié par la force des choses ?

RC – J’ai toujours envie qu’on ait plein de bons Français et des Spinaliens. Il faut avant tout qu’on devienne un club « sexy ». On progresse avec la tribune, les vestiaires, les appartements. On doit être « sexy » pour les joueurs de Ligue Magnus et les joueurs français. Or il y a une inflation des salaires pour des très bons joueurs français et on ne peut pas s’aligner. Brad s’est consacré sur les joueurs étrangers, on a deux grosses lignes et des Français derrière. On a une équipe super bien construite.

Quels sont vos objectifs cette saison ?

RC – L’objectif, c’est de faire mieux que la saison passée, et je suis convaincu que nous y arriverons. Les joueurs doivent se défoncer sur le glace. L’équipe sera meilleure que l’an dernier, c’est évident. Je vois l’état d’esprit dans le vestiaire. On a des joueurs de caractère, comme Lorca ou Nikiforuk. On aura sans un capitaine et deux assistants capitaines différents à domicile et à l’extérieur. Et Brad (Gratton) deviendra le meilleur coach de Magnus dans les prochaines années, j’en suis convaincu.

Lors du lancement du projet Gamyo, il y a trois ans, vous annonciez viser un titre dans les six ans. Après une finale en 2015, une demi-finale en 2016 et un quart en 2017, les ambitions sont-elles un peu revues à la baisse ?

RC – Moi je suis bouillant. J’aurais voulu gagner dès la première saison mais la situation financière du club est délicate, on se structure progressivement. On a un budget dans la moyenne haute de Ligue Magnus, la masse salariale est inchangée par rapport à l’année dernière. on est au taquet pour un club comme Epinal.

Le développement de « business » autour du club peut-il vous apporter des ressources supplémentaires ?

RC – C’est l’objectif. Sans parler du parc de loisir pour enfants qui va ouvrir à Chavelot (Animoys Land), qui est indépendant, le restaurant By Gamyo de la Place des Vosges (ex-Basilic) appartient à 100% au club, c’est une filiale de la SASP. Anthony (Maurice) gère l’établissement, il a monté une belle équipe avec un super cuistot. On va retrouver l’esprit du club, avec du orange, ça va être cool. Il doit en faire une vraie machine de guerre pour le business. L’ouverture a été repoussée mais là tout est ok.

C’était dans l’air depuis de longues semaines, Anthony Maurice n’est plus manager. Est-il écarté de la gestion sportive et opérationnelle du club ?

RC – Je parlerais plutôt de réorganisation. On avait besoin d’une force vive et de compétences pour développer un nouveau business, Anthony aime ça, il est compétent pour ça. Brad (Gratton, le coach) va occuper un rôle de manager « à l’anglaise », avec la mainimise sur le sportif, secondé dans sa tâche sur le plan administratif par Flo (Florent Casolari, directeur administratif) et Amandine (Pigeon, responsable événementiel). Anthony n’est pas écarté, il reste actionnaire et sur le sportif, il aura son mot à dire dans le recrutement et pour tout ce qui est business.

Personnellement,  dans quel état d’esprit êtes-vous ?

RC – Je suis revanchard, j’ai vécu une saison affreuse l’année dernière. On a plus l’engouement qu’on a eu pour le passé, ls partenaires sont un peu moins chauds, les supporters également, même s’il ont du être rassurés par les premiers amicaux. J’ai encore investi pas mal dans le club personnellement. J’ai investi dans le club au niveau partenariat.

Où en est-on au niveau de la nouvelle tribune ? Des abonnements ?

RC – La nouvelle tribune sera opérationnelle pour le première match de championnat [le 15 septembre, contre Amiens]*. La priorité c’est que les loges et les places soient niquel. Pour le reste, on fignolera plus tard. On a un plus d’abonnements que l’année dernière (1024), c’est pas dingue mais c’est pas mal. La nouveauté c’est que désormais l’enseigne Cultura va nous gérer une bonne partie de la vente des places assises et debout.

Propos recueillis par Clément Thiriau

*La capacité de la patinoire de Poissompré passe de 1780 places à 2500 environ.

Le Top 3 des joueurs à suivre selon le président

  1. Vincent Llorca: défenseur droitier français, 25 ans, international. Il sort d’une expérience de 5 ans aux USA. « Nous le suivions depuis plusieurs années, c’est un super coup, il sera capitaine ou vice-capitaine. Nous voulons l’aider à retourner en équipe de France. »
  2. Matt Carter: attaquant canadien, 30 ans. Après une parenthèse en Angleterre, il revient en France sous le maillot orange. « C’était un joueur vraiment solide à Gap, il nous avait fait mal en finale en 2015. Il est déjà en grande forme et devrait être magnifique. »
  3. Alex Nikiforuk: attaquant canadien, 33 ans. « C’est un renfort offensif très intéressant. Un joueur avec une solide expérience qui marque, patine vite et a un sens du jeu au dessus de la moyenne. »

 

Reprise de la saison de Ligue Magnus

1ère journée : Bordeaux / Epinal : Mardi 12 septembre, 20h15

2ème journée : Epinal / Amiens : Vendredi 15 septembre, 20h15

3ème journée : Angers / Epinal : Dimanche 17 septembre, 20h15

4ème journée : Strasbourg / Epinal : Mardi 19 septembre, 20h