© RJ - ES Thaon

L’ES Thaon a tiré le gros lot. Au 8e tour de la Coupe de France, la formation vosgienne, actuellement en tête de son groupe de N3, accueillera Valenciennes, pensionnaire de Ligue 2, ce dimanche au stade Robert Sayer (15 h). Arrivé à l’intersaison, l’expérimenté défenseur Wilfried Rother, qui a déjà vécu de belles épopées avec Épinal puis Raon, tentera de mener ses partenaires vers l’exploit.

Wilfried Rother, vous avez hérité de Valenciennes au 8e tour de la Coupe de France. Une Ligue 2 à Sayer, c’est super ?

W.R. – Oui ça va être une affiche de gala. Ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de se frotter à une équipe professionnelle. Il y aura du monde. On a hâte d’y être, il n’y a pas d’appréhension, juste l’envie de se faire plaisir. Valenciennes compte quelques joueurs estampillés Ligue 1 comme Sloan Privat, Sébastien Roudet ou Florian Raspentino mais on jouera crânement notre chance. L’objectif est de passer.

Vous avez déjà brillé en Coupe de France avec le SAS Épinal et l’US Raon. Quels sont vos meilleurs souvenirs ?

Le meilleur souvenir reste le 32e de finale contre Lyon avec le SAS à la Colombière en 2013 (3-3, 4-2 t.a.b.). J’ai vécu également de belles émotions avec Raon en 2015-16 : on avait sorti deux équipes de National, le SAS (2-0 a.p.) et Colmar (1-1, 5-4 t.a.b.) avant le 32e contre Saint-Etienne qui reste un bon souvenir malgré l’élimination (1-1, 3-4 t.a.b.) car on avait joué sans complexe.

Ce jour là, vous aviez fait le buzz suite à votre altercation avec Stéphane Ruffier*. Vous en parle-t-on encore aujourd’hui ?

Oui souvent. Je suis complètement passé à autre chose mais de temps en temps cet épisode me rattrape. Ça reste dans la tête des gens. Je ne l’ai pas spécialement mal vécu mais ce n’est pas non plus très glorieux. Je n’avais pas tenté de le déstabiliser, je voulais juste blaguer et détendre l’atmosphère. Si c’était à refaire, je le referai sans problème, sauf peut-être avec Ruffier (rire).

Vous réalisez un remarquable début de saison en championnat. Quelle est le secret de la réussite du promu thaonnais ?

Quand je suis arrivé, j’ai découvert un groupe de qualité, très soudé. L’équipe bénéficie de la dynamique de la saison passée et de l’apport des recrues. Madan (Samba), Théo (Gazagnes) et les autres apportent une vraie plus-value. Même quand il y a des absents, on ne faiblit pas. L’ambiance est très bonne et la concurrence saine. Je me sens vraiment bien à Thaon, que ce soit en tant que joueur ou en tant qu’éducateur (catégorie U13). J’ai trouvé ici de la stabilité.

Selon vous, l’état de grâce peut-il durer ?

Je ne sais pas. La Coupe de France, c’est du bonus. Atteindre les 32es de finale serait magnifique. En championnat, il faut continuer à prendre des points pour assurer le maintien le plus tôt possible. Le classement est très serré. Si on reste dans le même état d’esprit, on aura peut-être un coup à jouer en haut de tableau.

* À la fin de la prolongation, Rother aurait lancé à Ruffier avec le sourire : « Bon, celle-là, tu nous la laisses ». Au terme de la séance des tirs aux buts, après avoir repoussé le tir au but de Rother, Ruffier, très remonté, lui aurait dit : « Guignol, rentre chez toi. N’oublie pas de me regarder le jeudi en Europa League ».

Les matches des deux autres équipes vosgiennes :

US Raon (N3) – Lusitanos Saint-Maur (N2) : samedi 8 décembre, 15 h

Olympique Strasbourg (R2) – SAS Épinal (N2) : dimanche 9, 13 h 30