Le SAS Volley a débuté par deux victoires en Elite.
© Jordane Rommevaux
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Il a de plus en plus belle allure le volley vosgien. Alors que le SAS Épinal s’est renforcé après avoir réussi à se maintenir facilement en Elite, l’an dernier, les féminines du SRD Saint-Dié veulent tutoyer la deuxième division nationale, le plus rapidement possible. Tour d’horizon des objectifs des deux principaux clubs du département, qui ont parfaitement leur saison par deux victoires en deux matches, contrairement aux Déodatiens.

La Coupe n’est pas pleine pour le SAS

Depuis que l’entraîneur du SAS Volley Épinal a pris ses fonctions, il y a trois ans, le club s’est métamorphosé. Après quelques années à jouer le maintien en Nationale 2, l’équipe de François Mérel a gravi les échelons en accédant au niveau Elite (3e division nationale). Seulement, il ne faut pas griller les étapes.

Le coach spinalien avance mesuré : « Nous voulons aller le plus haut possible mais il ne faut pas griller le club financièrement. Nous faisons les choses progressivement et le travail commence à payer. Nous avons réussi à construire une équipe compétitive, avec des joueurs qui en veulent. L’an dernier, le public est revenu progressivement nous soutenir et aujourd’hui nous pouvons compter sur des supporters de plus en plus fidèles. Ça c’est important. Enfin, le prochain défi est de stabiliser le club financièrement, avec des partenaires toujours plus importants ».

Un défi qui ne passe pas spécialement par le championnat, cette saison. Cyril Wozniak, le nouveau directeur sportif du SAS Volley définit les objectifs : « Cette année, nous visons un bon parcours en Coupe de France. J’ose même avancer que nous voulons décrocher la Coupe de France fédérale, ce qui serait une excellente façon de montrer la valeur du club, donner un titre et donner envie aux sponsors de nous soutenir pour une montée en Ligue B sous trois ans. En parallèle, nous souhaitons faire monter l’équipe B en N3 ».

En championnat, le SAS vise un maintien rapide en se qualifiant en playoffs. Sébastian Roatta, actuellement blessé pour une luxation du pouce, « qui devrait reprendre mi-novembre », n’a pas empêché la préparation et le début de saison conforme aux ambitions.

Objectif D2 pour le SRD et ses « Louves » !

A Saint-Dié, l’accession en deuxième division n’est pas qu’un vain désir. Le SRD Volley se structure année après année (plus de 200 000 euros de budget) et nourrit de fortes ambitions pour sa section féminine, confortées par un probant début de saison.

« Cette équipe est la vitrine du club, notre moteur », explique le président Pierre Mercier. Nouveau nom (les Louves), nouveau logo, nouvelle identité sur les réseaux sociaux, le SRD met le paquet sur la communication et sur l’animation les dimanches. « Nous voulons que les gens viennent en nombre au palais omnisports, où nous jouons désormais, en développant beaucoup de choses autour des matches, explique Pierre Mercier » Parmi les nouveautés : un club de supporters et une section Cheerleaders.

« En plus, chaque dimanche, un club ou un sportif de haut niveau sera invité, ainsi qu’une association, une école ou un collège », ajoute-t-il. En chef de meute, Emmanuel Dumortier ne se cache pas. Il dispose d’un effectif taillé pour jouer les premiers rôles. « On a gardé quasiment l’intégralité de l’équipe et l’avons renforcée. On est plus équilibré, on a plus de banc, on n’a plus de points faibles. On a 5 à 7 entrainements par semaine et la mayonnaise prend très bien. »

Les recrues, la Bulgare Dani Naydenova et surtout l’Américaine Jody Larson, sont attendues. « Jody est très complète et doit nous amener beaucoup de sérénité et de variété dans le jeu, assure le coach des Déodatiennes. » Cette saison, pas de playoffs, 22 matches et un seul ticket vers l’Elite. « Toutes les équipes veulent notre scalp, on sera l’équipe à battre. Terville est solide, Rixheim a une très belle équipe tout comme Levallois. » Les déplacements (plus de 4 000 km à parcourir durant l’année) seront cruciaux. « C’est l’un des points clés de la saison », confirme « Manu » Dumortier.

« Si nous ne montons pas cette année, ce n’est pas grave », relativise le président Pierre Mercier, qui n’oublie pas les hommes. Les joueurs de Denis Merchez n’auront d’autres ambitions que de se maintenir et de se faire plaisir. L’équipe a subi quelques retouches : exit Illiev, Jurek et Strabach, bienvenue à Bogdan, Charbonnel et Fuahéa. Avec une décennie de professionnalisme derrière lui, le central de 34 ans (Ex-Nancy) est la recrue phare. L’expérience sera d’ailleurs l’atout majeur de cette équipe qui affiche 34 ans de moyenne d’âge.

Clément Thiriau et Jordane Rommevaux

Prochains matchs :

  • SAS Volley – Paris UC, samedi 14 à 20 h – Elite
  • SRD Saint-Dié – Terville-Florange, dimanche 22 à 14 h – N2F
  • SRD Saint-Dié – Villejuif, dimanche 22 à 16 h – N2