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Grâce à leurs succès sur Levallois le 25 février (3-2) et à Saint-Maur le 4 mars (0-3), les « Louves » du SRD Volley ont fait un grand pas vers l’objectif fixé en début de saison : la montée en deuxième division. A cinq matches du terme, les voyants sont au vert. En bon chef de meute, le président déodatien Pierre Mercier prépare l’entrée dans le monde semi-professionnel avec appétit. Entretien.

Pierre Mercier, comment avez-vous vécu la dernière victoire des « Louves » à domicile, synonyme de grand pas vers la montée ?

P. M. – Avec beaucoup de stress. C’était un match capital et il a tourné en notre faveur. Le petit bémol c’est la blessure de Zuzana Opatovska (rupture du tendon d’Achille). Il reste 5 matches. Mathématiquement on n’est pas encore en Elite. On a un match important face à Vandoeuvre, après on rencontre des équipes de bas de tableau. On a un joker par rapport à nos poursuivants (voir classement ici).

Qu’est-ce qui a fait la différence par rapport à la saison dernière ?

On n’a pas changé grand chose, mais ça n’a plus rien à voir. Il y a d’abord l’apport des recrues, notamment l’Américaine Jody Larson. On ne s’est pas trompé : elle est parfaitement intégrée et elle met les points quand on en a besoin. Et d’autres joueuses ont bien progressé. Les filles se connaissent bien et ont leurs repères.

L’objectif était également de séduire et fidéliser le public. Satisfait ?

C’est en bonne voie. On a fait près de 400 personnes contre Levallois, le public commence à venir. On s’investit beaucoup dans la communication, l’animation les jours de match, on a un DJ professionnel. On essaye de créer du spectacle pour donner envie aux spectateurs de revenir. On va continuer nos efforts pour coller à notre slogan « Ensemble soulevons les montagnes ».

L’équipe de France à Saint-Dié en décembre

Si montée il y a, le club va entrer dans une autre dimension. Y est-il prêt ?

Oui. Ce qui va changer, déjà, c’est de jouer le samedi soir. Il faudra voir comment répond le public. Au niveau de l’effectif, on aura le droit d’avoir trois joueuses professionnelles. Aujourd’hui nous souffrons d’un déficit d’attractivité. J’entends bien utiliser ces trois contrats pros pour renforcer l’équipe et lui donner une consonance française plus marquée. On va passer sans doute à deux entrainements par jour.

Concrètement, dans quelle mesure le budget va-t-il augmenter ?

Je n’ai pas l’intention, comme d’autres le font, de scinder notre budget entre une section pro et une section amateurs. Quand je suis arrivé à la présidence il tournait autour de 50 000 euros, aujourd’hui on a dépassé les 250 000 euros et l’an prochain si on est en Elite on dépassera les 300 000 euros. Pour augmenter les recettes, la priorité c’est de faire venir du public. Et comme on jouera dans toute la France on va essayer de trouver des partenaires d’envergure nationale.

Quelles sont les perspectives pour l’équipe masculine, lanterne rouge en N2 ?

On a des garçons plutôt en fin de carrière mais ce sont des compétiteurs donc c’est très dur psychologiquement. Maintenant autant pour le club que pour eux, la descente ne serait pas catastrophique. Réussira-t-on à garder une équipe en N3  ? Ou devrons-nous aller rechercher des jeunes et repartir au plus haut niveau régional ? Cela dépendra de la motivation des garçons, mais on fera avec les moyens du bord. On restera un club mixte mais l’ambition est clairement portée sur le haut niveau féminin.

Aura-t-on l’occasion de voir une équipe de France cette année à Saint-Dié-des-Vosges ?

Oui. En tant que responsable du secteur féminin à la FFVB, j’élabore le calendrier de l’équipe de France. Elle va jouer ses deux grandes compétitions dans l’est : la Golden European League à Vandoeuvre au printemps et le tournoi de qualification aux championnats d’Europe à Belfort avec une première séquence en août et la seconde en janvier. Les Bleues viendront se préparer chez nous en décembre. On fera peut-être une grosse soirée pour Nouvel an à Saint-Dié-des-Vosges.

Les trois derniers matches des « Louves » à domicile :

Dimanche 18 mars à 14 h : Saint-Dié – Vandoeuvre-Nancy

Le Vosgien Steve Chainel, champion de France 2018 de cyclo-cross et parrain de l’équipe féminine sera présent pour encourager Saint-Dié. Le match des filles sera suivi de la rencontre entre les hommes du SRD et Besançon à 16h.

Dimanche 15 avril à 14 h : Saint-Dié – Cysoing

Dimanche 29 avril à 14 h : Saint-Dié – Strasbourg