Le capitaine emblématique du GET Vosges, Loïc Gigant, revient sur sa carrière, ses envies, ses fiertés,… Mais aussi sur cette nouvelle saison qui s’annonce aussi indécise que palpitante. Rencontre avec ce Lorrain pure souche.

Loïc Gigant, comment s’est déroulée la reprise ?

Loïc Gigant Difficilement car nous avons beaucoup travaillé depuis la mi-août. Le recrutement est clos. Nos premiers matchs amicaux ont prouvé que nous étions une équipe physique, athlétique, qui défend dur. ça va être notre jeu cette saison. Offensivement, c’est plus difficile mais je ne m’inquiète pas car les automatismes sont en train de se créer, avec l’acquisition des systèmes.

L’effectif a été bouleversé, puisque vous êtes le seul à rester. Pas trop inquiet ?

C’est toujours délicat de conserver une ossature, surtout lorsque les résultats sont laborieux comme l’an dernier. C’était presque inévitable de faire ces changements, après avoir fini à la dernière place (sans compter le Centre Fédérale, ndlr). A nous, les joueurs, de recréer un groupe compétitif.

Trouvez-vous cette nouvelle équipe séduisante ?

Oui, j’ai l’impression qu’elle a du potentiel. Malgré les neuf arrivées, je sens qu’il y a un groupe solidaire et une bonne entente entre nous. On sent que tout le monde va dans le même sens. Il est toujours difficile de tirer des conclusions des matchs de préparation mais, ce que je retiens, c’est notre état d’esprit. Surtout défensivement car tout le monde a la hargne pour l’emporter. On a le potentiel et l’envie de finir parmi les meilleures défenses du championnat.

« Le coach est un peu mon père spirituel dans le basket »

Avez-vous pensé à partir à l’intersaison ?

Il y a toujours un moment de réflexion à la trêve mais j’ai réalisé ma meilleure saison l’an dernier. Je préfère avoir des responsabilités, ici, plutôt qu’un rôle mineur ailleurs. Ce rôle de capitaine me va bien. D’autant plus que le coach Laurent Mathis me connaît parfaitement depuis que j’ai 15 ans.

Après 3 ans à Mirecourt (N2), vous l’avez rejoint au GET Vosges (N2 puis N1) en 2012. Vous êtes un peu comme un vieux couple ?

(rire) Oui, un petit peu. C’est lui qui m’a lancé et qui m’a donné ma chance. Je le considère un peu comme mon père spirituel dans le basket. Si j’en suis là, c’est aussi grâce à lui.

Individuellement, l’année dernière a été bonne pour vous, avec une sélection au All-Star Game !

Oui, mais c’est toujours délicat d’apprécier une saison alors que collectivement ça ne va pas. On se dit toujours que nous pouvons mieux faire pour améliorer les résultats, donc c’est assez paradoxal. C’était très sympa de participer à ce premier All-Star Game de N1. Une belle ambiance entre gars que je croise toute l’année. En plus, le public a répondu présent donc ça m’a vraiment plu. ça me donne envie de me battre pour y participer à nouveau.

« Une saison réussie : les playoffs »

Cette saison, quel est l’objectif ?

Très clairement le maintien. Après la saison que nous venons de vivre, nous ne pouvons pas ambitionner mieux. Se retrouver avec un maintien confortable déjà, et voir plus si affinité.

Mais, pour vous, quelle serait une saison réussie ?

Atteindre les playoffs mais ne grillons pas les étapes. Il faut s’éloigner de la zone rouge et obtenir un maintien rapide. Après, l’appétit vient en mangeant donc…

Comment voyez-vous votre avenir ?

Je n’ai que 28 ans donc je ne suis pas à la fin de ma carrière, même si je ne suis pas non plus au début (rire). Je viens de prolonger de deux ans. Nous verrons à l’issue de mon contrat, si j’ai l’opportunité de voir plus haut.

Un mot sur votre public qui a toujours répondu présent ?

Il nous a soutenu et a offert une certaine ferveur l’an dernier, malgré nos mauvais résultats. Donc, cette année nous devons leur offrir encore plus de plaisir, en remerciement. Nous voulons retrouver cette solidarité et cet engouement autour du GET Vosges.

Propos recueillis par Jordane Rommevaux et Clément Thiriau

L’interview décalée de « Gigi »

Ton plus beau souvenir de basketteur ?

Le titre de champion de France de N2 avec le tir au buzzer (2014, NDLR)

Lebron James, Stephen Curry ou James Harden ?

Mille fois Lebron James

Dans quelle équipe aurais-tu aimé jouer ?

Les Lakers de l’époque Shaquille O’Neal – Kobe Bryant

Ton meilleur pote dans le basket ?

J’en ai plein : Jérémy Douillet, Charly Pontens, Steven Ricard, Yohann Jacques et aussi Alexis Thomas

Le terme à la mode qui t’agace ?

Le swag, je n’en peux plus de ce mot

Facebook, Twitter ou Instagram ?

Facebook

Ton chanteur du moment ?

Nekfeu

Une série ?

Game of Thrones

Un gros mot ?

Un bon « putain »

Un rituel avant les matches ?

Je pratique un peu l’hypnose, c’est ce qui me permet d’être dedans

Une devise ?

Tout seul on va plus vite, à plusieurs on va plus loin

Saucisse frites ou haricots poisson ?

Saucisse frites avec un peu de mayo dessus