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(AFP) – La fréquentation des aéroports français a progressé de 4,8% en 2018, à 206,4 millions de passagers, tirée par la progression des compagnies à bas coût et des flux internationaux, a indiqué jeudi l’Union des aéroports français (UAF) dans son étude annuelle.

Cette croissance reste toutefois en dessous de la moyenne européenne (+5,4% dans l’UE), et inférieure à celle de 2017 (+5,7%).

« On a eu une croissance dynamique en 2018, mais on est encore cette année en deçà de la moyenne européenne, ce qui s’explique en partie par une compétitivité toujours dégradée » en France, a résumé auprès de l’AFP Thomas Juin, président de l’UAF.

« On a franchi pour la première fois la barre des 200 millions de passagers, ce qui montre que le transport aérien est maintenant dans une dynamique où il est un mode de transport pertinent dès lors que les autres modes de transport ne répondent pas suffisamment aux attentes », a par ailleurs relevé M. Juin.

Les compagnies low cost sont restées le moteur principal de la croissance. Elles représentent maintenant 32% du trafic national, selon l’étude.

Les flux internationaux ont eux aussi dopé le trafic grâce à une progression de 5,7% en 2018 en France métropolitaine, contre +2,4% seulement pour le trafic intérieur, selon l’UAF.

Dans le classement de l’UAF des dix plus grands aéroports français en volume de passagers, Paris-Charles de Gaulle (+4%) et Orly (+3,4%) arrivent en tête, suivis par Nice-Côte d’Azur (+4,1%), Lyon-Saint Exupéry (+7,4%,), Toulouse Blagnac (+3,9%), Marseille-Provence (+4,3%), Bâle-Mulhouse (+8,7%), Bordeaux-Mérignac (+9,3%), Nantes-Atlantique (+12,9%) et Paris-Beauvais (+3,8%).

Les aéroports régionaux « poursuivent sur la lancée de la forte croissance de ces dernières années », note l’étude. Ceux d’entre eux où le trafic dépasse les 5 millions de passagers (Nice-Côte d’Azur, Lyon Saint-Exupéry, Marseille-Provence, Toulouse-Blagnac, Bordeaux-Mérignac, Bâle-Mulhouse, Nantes-Atlantique) ont enregistré une croissance de 6,6% l’année passée.

L’UAF note aussi que le nombre de mouvements d’avions commerciaux (c’est-à-dire le nombre de décollages et d’atterrissages) a légèrement augmenté (+0,6%) grâce à « l’optimisation des capacités aériennes par les compagnies, sous la pression du modèle low cost ».

Parmi les sujets d’actualité, le président de l’UAF a mis en garde contre le risque d’un Brexit sans accord. « C’est une grosse préoccupation notamment en termes de fiscalité », s’est inquiété M. Juin, pour qui « il faut s’attendre à ce qu’il y ait des fermetures de lignes ».

Concernant les Assises du transport aérien, clôturées début mars, « on a quand même des points de satisfaction notamment l’affirmation par la ministre [des Transports Elisabeth Borne] du rôle que va jouer le transport aérien dans les années qui viennent dans une complémentarité » des modes de transport « et ça, ça n’avait jamais été exprimé », a-t-il assuré.

source AFP-Relaxnews