© ERIC PIERMONT / AFP
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(AFP) – La Cité de l’économie ou Citéco, un musée à vocation pédagogique, a été inaugurée mercredi à Paris par le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau et le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, avant d’ouvrir ses portes au public le 14 juin.

Implanté dans un hôtel particulier du 17e arrondissement édifié en 1878 par le banquier Emile Gaillard avant de devenir en 1923 une succursale de la Banque de France, Citéco veut « mettre les fondements de l’économie à portée de tous », a expliqué M. Villeroy de Galhau.

La visite est structurée en six séquences: échanges, acteurs, marchés, instabilités, régulation et trésors, déclinées notamment à travers 26 jeux multimédia individuels et collectifs, ainsi que 58 vidéos pour une durée cumulée de six heures.

Dans le hall d’entrée se trouve une nacelle dans laquelle le gardien pouvait circuler, suspendu à un monorail, dans de profondes douves protégeant la salle des coffres.

« Citéco est beaucoup plus qu’un musée, et n’a qu’un seul équivalent dans le monde, le Museo Interactivo de Economia, à Mexico. Citéco se veut un lieu de culture scientifique, sur le modèle de la Cité des Sciences », a encore dit M. Villeroy de Galhau.

M. Le Maire a qualifié l’ouverture prochaine du musée, qui veut attirer 30% de public scolaire, d' »acte majeur, citoyen, social » pour la diffusion de la culture économique auprès des Français.

« L’histoire d’une nation se confond avec celle de sa monnaie », selon le ministre qui a pu contempler un louis d’or représentant le profil de Louis XVI. La diffusion de cette pièce avait permis à un citoyen d’identifier le roi durant sa fuite à Varennes en 1791.

« C’est vrai désormais pour l’euro qui fait partie de notre histoire nationale et européenne », et « contrairement à ce que veulent prétendre certains dans cette campagne des élections européennes, les deux sont désormais totalement entrelacés », a affirmé M. Le Maire.

« Si vous voulez toujours avoir l’euro et la stabilité qui va avec dans les années qui viennent, il faut un budget de la zone euro, il faut une union bancaire, il faut une union des marchés de capitaux », a-t-il ajouté.

Il a aussi vanté la partie de l’exposition sur le commerce et la mondialisation qui montre « comment nos destins, d’une nation à l’autre, d’un continent à l’autre, sont désormais complètement imbriqués ».

source AFP-Relaxnews