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(Relaxnews) – Les hôtels de grand luxe ont été parmi les établissement les plus touchés après les attentats de Paris en novembre 2015 et de Nice en juillet 2016. D’après une vaste étude, publiée mardi 26 septembre par le cabinet KPMG, le taux d’occupation est passé de près de 80% en 2014 à 56% en 2016.

En 2016, 200 millions de nuitées hôtelières ont été réservées en France, soit une légère baisse de 1% par rapport à l’année précédente. Paris et l’Ile-de-France ont concentré 31% de ces séjours, contre 11% pour la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Les étrangers participent au succès de l’hôtellerie française, puisqu’ils ont y dormi 69,5 millions de nuits, dont 33,7 millions dans la région capitale.

Pour autant, les hôtels français ont fait les frais des attentats, qui « ont entrainé en France un climat d’insécurité pour le tourisme », souligne l’étude. Toutes gammes confondues, les hôtels franciliens ont perdu entre 2,1 points et 5,9 points d’occupation entre 2015 et 2016.

Les événements ont également eu pour conséquence la baisse des prix généralisée dans tous les types d’établissements. En moyenne, une nuit dans un hôtel cinq étoiles standard est passée de 180,50 euros à 177,20 euros (-2,5%). Le repli est de l’ordre de 0,4% dans les quatre étoiles ou dans les trois étoiles.

Le luxe n’échappe pas à la baisse de fréquentation

Dans cette nouvelle étude, qui propose un état des lieux de l’industrie hôtelière française, une nouvelle place est accordée aux palaces. Ces établissements cinq étoiles très haut de gamme, dont certains ont décroché le label « palace », est un phénomène en pleine expansion. En France, le nombre d’adresses cinq étoiles est passé de 100 en 2010 à 303 en 2017. 21.566 chambres haut de gamme sont aujourd’hui disponibles. Près de 40% de ces hôtels se situent à Paris et en Ile-de-France. La Côte-d’Azur est la deuxième région refuge pour ces écrins de luxe, devant les stations de ski des Alpes. En moyenne, une nuit dans un palace français coûte 970 euros, et jusqu’à 1.360 euros sur la Côte-d’Azur.

Les palaces aussi ont été touchés par le recul de la fréquentation touristique, leur taux d’occupation ayant été inférieur de 70%. Du jamais vu depuis cinq ans.

source AFP-Relaxnews