Echange de maisons à Lignéville.

L’échange de maisons entre particuliers séduit de plus en plus les Français puisqu’on dénombre une cinquantaine de foyers inscrits sur des sites internet spécialisés. Au départ frileux à l’idée d’abandonner leur intérieur à des inconnus, l’expérience est finalement renouvelée par ceux qui l’osent. Un mode d’hébergement pratique, confortable, économique et convivial.

Échange d’appartements, de maisons, covoiturage, partage d’outils ou de services… Les plateformes qui misent sur l’économie collaborative pour proposer une nouvelle façon d’organiser ses congés ou de rechercher de l’aide et des outils pour réparer un objet à bas coût, ont déjà séduit 33 % de Français.

« Nous avons débuté l’échange de maisons en janvier 2016. Nous avions vu un documentaire à la télévision sur l’échange de maisons », confie Marie Aubert, habitante de Lignéville, situé à 3 km de Vittel, qui pratique régulièrement et en profite pour partir en vacances à moindre coût.

Les avantages de ce type d’hébergement sont multiples : sa maison est occupée durant toute la durée des vacances, on trouve un logement de vacances aussi confortable que son propre foyer et qui ne coûte rien ou presque, on rencontre de nouvelles personnes à l’autre bout du monde…

« Nous avons commencé par la France au départ. Avec nos deux enfants en bas âge, nous avions un peu d’appréhension de nous retrouver dans une situation inconfortable. Finalement, tout s’est toujours bien passé. Nous avons fait la Vendée, la Bretagne, Uzès, l’Ardèche. Avec l’expérience, nous commençons maintenant à voyager en dehors de la France, nous avons fait : la Belgique, l’Algarve (Portugal), Copenhague (Danemark), Marrakech (Maroc)…»

Outre l’inscription annuelle sur le site de 130 euros,  il n’y a aucun versement entre les échangeurs. Il s’agit d’un échange, d’un troc.  «Je viens chez toi et tu viens chez moi». Comme si on accueillait des amis à la maison », témoigne la directrice de la bibliothèque de Vittel.

Elle conclut avec humour : « à chaque fois que nous revenons d’un échange, la première chose à laquelle on pense, c’est de retourner sur le site pour chercher un nouvel échange. C’est addictif ».