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(AFP) – L’agence spatiale américaine a demandé lundi au secteur aérospatial de lui proposer des projets détaillés de véhicules pour faire atterrir deux astronautes sur la Lune d’ici 2024, objectif réaffirmé par les Etats-Unis lors du 50e anniversaire de la mission Apollo 11.

La Nasa a annoncé une nouvelle étape « majeure » dans le programme lunaire, baptisé Artémis, avec la publication de documents expliquant en détails ce qu’elle attend du secteur spatial.

L’objectif est de poser deux astronautes, dont une femme, sur le sol lunaire en 2024, au pôle Sud, où ils resteraient six jours et demi, selon l’un de ces documents.

Onze sociétés avaient été sélectionnées en mai par la Nasa pour mener des études de faisabilité et développer des prototypes d’ici six mois, dont des géants traditionnels du secteur (Boeing, Lockheed Martin, Northrop Grumman) et de nouveaux venus comme SpaceX et Blue Origin, la firme du patron d’Amazon Jeff Bezos, qui a déjà présenté un projet d’atterrisseur.

Cette fois, la Nasa passe une étape supérieure, avec des dizaines de pages de prérequis pour l’électronique embarquée, les communications et jusqu’aux combinaisons spatiales. N’importe quelle société peut répondre.

« Au lendemain du 50e anniversaire d’Apollo 11, nous venons de publier un projet de sollicitation aux entreprises américaines pour qu’elles nous aident à développer le système d’atterrissage humain du 21e siècle qui permettra de faire alunir la première femme et le prochain homme sur la Lune en 2024 », a tweeté l’administrateur de la Nasa, Jim Bridenstine.

« Nous y allons », a-t-il ajouté en lettres capitales.

Ce n’est que dans plusieurs mois que la Nasa, après avoir reçu des réponses des firmes spatiales, décidera qui construira l’atterrisseur et comment.

Cet atterrisseur sera l’équivalent du module lunaire qui avait emmené Neil Armstrong et Buzz Aldrin sur la Lune. Une différence importante sera que ce véhicule sera amarré à une mini-station en orbite de la Lune, « Gateway », qui servira de point d’étape entre la Terre et la Lune, notamment pour être réutilisée et ravitaillée en carburant.

Pour l’instant, le programme Artémis est en retard, principalement à cause des délais de construction de la fusée lourde SLS.

source AFP-Relaxnews