© La Scène Thélème
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(Relaxnews) – Six mois après l’ouverture d’un concept alliant la gastronomie au théâtre, la Scène Thélème, situé en lieu et place de l’ancien restaurant Guy Savoy (Paris XVIIe) s’adjuge une première étoile dans le guide Michelin 2017. Fraîchement récompensé, le chef Pierre Rigothier, ancien maestro du restaurant de l’hôtel Le Burgundy, à Paris, confie ses sentiments à chaud. 

Relaxnews : Vous décrochez la première étoile du restaurant La Scène Thélème. Que ressentez-vous à l’instant précis ? 

Pierre Rigothier : C’est super, même si je ne suis pas très expressif (rires). 

La pression est encore présente et vous empêche-t-elle d’éclater de joie ? 

Je suis heureux bien sûr. J’avais déjà la pression en quittant le Burgundy, où je maintenais l’étoile depuis cinq ans. Nous savions que nous proposions la qualité à la Scène Thélème. Le retour de nos clients reste le juge de paix au quotidien. Ces derniers estimaient que nous méritions l’étoile. Mais, la pression, ce n’est pas celle de l’annonce du Michelin le jour J. Elle est présente tous les jours parce qu’on a envie de faire plaisir aux clients. 

Le Baudelaire, le précédent restaurant où vous oeuvriez, avait décroché son étoile en mars 2011, quelques mois avant votre arrivée dans sa cuisine, la même année. Aujourd’hui, à la Scène Thélème, il s’agit ainsi de la toute première étoile de votre carrière. Celle-ci n’a-t-elle pas un goût différent ? 

Aujourd’hui, je suis invitée à la cérémonie. Quand je cuisinais au Baudelaire, ce n’était pas le cas puisque nous maintenions ce niveau. A la Scène Thélème, c’est mon équipe et moi-même qui avons décroché cette étoile. Et c’est complétement différent, bien sûr.  

Qu’est-ce que cela représente concrètement ? 

C’est la récompense d’un travail qui a été bien fait. Cela flatte l’égo aussi. Mais, il ne faut pas se le cacher, le restaurant est aussi une entreprise et donc financièrement cette récompense est importante. 

Doit-on comprendre que les prix de la carte vont augmenter ? 

Non, ce n’est pas prévu. Nous avons déjà des prix conséquents, qui s’expliquent par la qualité de nos produits et par le nombre de personnes qui constituent l’équipe. Nous n’avons pas voulu brader notre carte pour faire venir des clients, perdre de l’argent puis compter sur le Michelin pour augmenter les prix. Nous avions d’emblée l’objectif d’être étoilé. J’ai fait toute ma carrière dans des restaurants étoilés. Le directeur du restaurant, Frédéric Pedrono, a passé douze ans au Pavillon Ledoyen (Paris VIIIe). Et ce n’est pas par hasard si c’est le sommelier du restaurant Le Laurent (1 étoile) qui a été recruté. Nous ne savions simplement pas si l’étoile tomberait cette année ou la suivante. 

Qu’est-ce que les inspecteurs ont apprécié, à votre avis ? 

Ils ont bien sûr aimé notre cuisine. J’essaye de faire en sorte que le client prenne du plaisir en mangeant. Je réalise une cuisine relativement accessible, à mon avis. Je n’ai qu’une seule envie, voir mes clients saucer leur assiette. Quand j’étais petit, je me faisais gronder par ma grand-mère quand je saucais mon assiette, car c’était malpoli (rires). 

Le prochain objectif est-il d’atteindre désormais les deux étoiles ?

L’objectif est surtout de faire mieux et de s’améliorer sur tous les plans. Les deux étoiles sont bien sûr un rêve. Je n’ai pas envie de me reposer sur mes lauriers. Ma seule obsession, c’est le plaisir du client. 

source AFP-Relaxnews