© Street Food Market Coca-Cola

(Relaxnews) – De la gare Saint-Lazare à Paris jusqu’à Montpellier en passant par Nantes et Lyon, une nouvelle génération de halles, articulées autour de stands de restauration tenus soit par des chefs soit par des artisans du coin vont fleurir partout en France au cours des prochains mois. La France a mis du temps à goûter à l’ère du « food court ». Bordeaux a déjà cédé à la tentation avec la halle Boca. Voici les futures adresses qui vont ouvrir. 

Qu’est-ce qu’un « food court » ? 

Popularisé à Lisbonne où le « Time Out Market » a ouvert en 2014, le concept prévoit de réunir plusieurs corners de restauration où les visiteurs viennent commander quelques assiettes à picorer, sinon un plat, un goûter… L’installation des professionnels est disposée de manière à accueillir le public dans un espace de restauration commun, où l’on s’attable à sa guise au centre ou dans les allées. Quelque 3,6 millions de visiteurs fréquentent le « Time Out Market » de la capitale portugaise. Le succès est tel que d’autres « marchés » vont ouvrir à New York, Miami, Boston, Chicago, Montréal, Prague et Londres. 

> A Paris

Un street food market doit ouvrir à la gare Saint-Lazare ce printemps. A l’initiative de Coca-Cola, cet espace de 800 m2 s’organisera autour de dix stands où des menus uniques dressés par des chefs internationaux rassasieront le public. Plus de 250 places assises ont été prévues. Les visiteurs utiliseront une appli sur smartphone pour passer commande. Des démonstrations culinaires seront effectuées sur une scène. Coca-Cola a confié ambitionner de recevoir plus d’un demi-million de visiteurs par an. A noter que le marché de Belleville se transforme en cantine géante depuis 2016 et rencontre un vif succès un jeudi par mois.

> A Nantes

A deux pas des machines de l’Île de Nantes, les anciennes halles Alstom ressusciteront pour donner vie à un lieu hautement gourmand. Orchestré par le groupe Chessé, le projet prévoit d’ouvrir une dizaine de corners de restauration, proposant divers styles culinaires. L’appel à candidatures vient d’être lancé auprès des restaurateurs. Le « Food Hall » de Nantes proposera aussi un espace pour partager un verre ou un café tandis qu’un corner hybride permettra d’installer une épicerie éphémère ou d’organiser des démonstrations culinaires. L’adresse sera répartie sur deux étages, avec 200 places assises au rez-de-chaussée, cent places sur une mezzanine et 80 sur une terrasse couverte. 

> A Lyon

La capitale française de la gastronomie ne pouvait manquer de succomber aux délices d’un « food court ». Et c’est à l’initiative de Tabata et Ludovic May, couple de chefs qui régale le Tout-Lyon avec leur restaurant « Les Apothicaires » qu’un projet doit voir le jour. Annoncé pour le début de l’année, « Food Traboule » – dont le nom rappelle ces passages typiques du quartier reliant les rues entre elles par les cours d’immeubles, doit ouvrir courant septembre prochain. La jeune garde de chefs lyonnais prendra possession de la Tour Rose, dans le Vieux-Lyon, dont l’hôtel et le restaurant avaient fermé après redressement judiciaire. On retrouvera des adresses comme Le Bistrot du Potager, Substrat Restaurant, La Meunière, The Butcher, Lyon’s GastroPub, Piquín, MSB – Mon Salade Bar et Smør & Brød. Le food court sera réparti sur trois niveaux.

> A Montpellier

Attendues pour juin prochain, les Halles du Lez ambitionnent d’offrir bien plus qu’un « food court » à ses habitants. Le projet réunira aussi bien des halles alimentaires qu’un espace où se restaurer. Dédiée à mettre en valeur le terroir montpelliérain, l’adresse condensera sur 1.500 m2 pas moins de 24 corners dédiés à la restauration, où seront présents les chefs étoilés Laurent et Jacques Pourcel qui serviront une cuisine du monde. Les producteurs locaux compléteront le panel de ce vaste projet qui rêve d’être aussi incontournable que les Halles Bocuse de Lyon ou le Fodd Hallen d’Amsterdam. On pourra aussi venir y siroter un cocktail ou partager un café. Douze commerces de détail, huit bars à thème structureront l’offre des Halles du Lez  tandis que 700 places permettront de se restaurer sur place. Un rooftop, réparti en trois niveaux, sera ouvert cet été.

> A Lille

On ne sait plus où donner de la tête dans la capitale des Flandres lorsqu’il est question de « food court ». Les Lillois ont déjà goûté à la convivialité de « la Friche gourmande », dont le concept est éphémère et est censé revenir durant les beaux jours. L’été dernier, des stands de street food, adossés à un bar à bière, ont été les points de rendez-vous de la jeunesse nordiste dans le quartier de Lille-Fives. 1.200 m2 ont été consacrés à ce projet qui a vu le jour grâce à une campagne de crowdfunding, et dont l’ambiance n’était pas sans rappeler celle d’un food court de l’est londonien. Alors que la sphère culinaire est en pleine effervescence à Lille, la métropole veut se doter elle aussi de son « food court » mais à titre permanent cette fois. Alors qu’un projet de 2.500 m2 a été annoncé pour la fin de l’année dans le cadre du réaménagement de la galerie des Tanneurs, des halles gourmandes ont également été évoquées en lieu et place des anciennes Galeries Lafayette, rue de Béthune. Et dans l’agglomération lilloise, on est déjà passé à l’action avec l’enseigne « Better », à Villeneuve-d’Ascq, où des corners de diverses cuisines du monde sont à grailler dans une ambiance rythmée par les sons électro et cernés par une halle gourmande. 

source AFP-Relaxnews