© Marie Ormières

(Relaxnews) – Le célèbre rugbyman reconverti en vigneron à succès dans le Languedoc lance en juin une gamme de deux vins qui ont la particularité d’être conditionnés non pas dans une bouteille en verre mais dans un flacon en argile, pour rappeler les premières amphores dans lesquelles on conservait le nectar de Bacchus. 

Ex-troisième ligne en rugby à XV, Gérard Bertrand est devenu une signature connue et reconnue du terroir languedocien, à qui il dévoue toute son énergie pour redorer un blason sali un temps par des vins de piètre qualité, et les mauvaises langues. Fervent défenseur de l’agriculture biologique, le gérant du fameux Château de l’Hospitalet rend hommage à sa région chérie avec une nouvelle gamme bachique qui met à l’honneur ce qui est considéré comme le plus vieux cépage autochtone du Languedoc. On date la clairette d’Adissan au Ier siècle avant J.C. A ne pas confondre avec la clairette de Die dans la Drôme ou la clairette de Bellegarde dans la Vallée du Rhône, il s’agit d’un cépage blanc, reconnu officiellement sous le nom clairette du Languedoc en 1948. Elle peut être travaillée en vin blanc sec, mais aussi en moelleux ou même en rancio. 

De son côté, Gérard Bertrand la présente dans une version fruitée, au goût de poire et de pêche. Le nectar révèle une robe couleur jaune paille et aux reflets verts. Mais, il faudra la verser dans le verre pour contempler cette lumière dorée. Car le vin est conditionné dans une bouteille en argile blanche qui titillera sans doute la curiosité des consommateurs. Et ces derniers devraient être nombreux puisque la distribution est prévue au mois de juin dans tous les circuits au prix de 9,90 euros. Le flacon se pare d’un dessin qui rappelle la silhouette d’une amphore, dans laquelle jadis on gardait le vin. Sa conception respecte les méthodes de fabrication des poteries artisanales.

Cette nouvelle gamme compte un deuxième vin, rouge cette fois. Le domaine Gérard Bertrand a choisi de procéder à un assemblage de mourvèdre, de grenache et de syrah, les raisins qui poivrent et pimentent traditionnellement les jus élevés dans le sud de la France. Pour cette cuvée, ce sont les raisins issus d’une vendange tardive, réalisée entre fin septembre et mi-octobre, qui ont servi de base. Compter 9,90 euros la bouteille. 

source AFP-Relaxnews