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(AFP) – Augmentation des loyers, restauration universitaire plus onéreuse, « explosion » des frais pour les étudiants étrangers: étudier en France coûtera plus cher l’année prochaine, a calculé le syndicat étudiant Unef dans une enquête publiée vendredi.

Pour l’année 2019-2020, le coût de la vie augmentera de 2,83% comparé à l’année dernière, selon le syndicat étudiant. Une hausse deux fois supérieure à celle de l’inflation, précise-t-il dans sa 15e enquête sur le sujet. La hausse était de 1,31% pendant l’année 2018-19, selon l’Unef.

Dans le détail, le loyer moyen, qui représente 69% du budget mensuel d’un étudiant, passe de 458 euros par mois à 471 euros (+2,97%) avec des disparités selon les villes. L’augmentation est la plus forte à Bordeaux (+11%) et dépasse légèrement les 5% à Paris. 

Concernant les transports, neuf villes universitaires « connaissent des augmentations de tarifs (annuels, ndlr) au-dessus de la moyenne nationale » qui est de 259 euros pour les boursiers et 270 euros pour les non-boursiers.

Dix villes cumulent hausse des loyers et des transports: Bordeaux, Rennes, Lille, Reims, Mulhouse, Saint-Etienne, Nantes, Besançon, Lyon et Nancy.

L’Unef met également l’accent sur l’augmentation du prix de la restauration universitaire (+1,54%) et plus particulièrement le prix des cafétérias, de 8,17% au niveau national. 

Pour la première fois, l’Unef s’est intéressée cette année à la différence du coût de la vie entre étudiants et étudiantes.

Achat de protections périodiques, impact de la « taxe rose » (des prix plus élevés pour des produits étiquetés « féminins »): le panier de dépenses coûte 530 euros de plus par an pour les étudiantes, les plongeant « dans une précarité encore plus importante ».

Le syndicat étudiant alerte également sur la situation des étudiants étrangers. A la rentrée, les frais d’inscription augmenteront en moyenne de 1.500 euros pour les étudiants étrangers non-européens entamant une licence ou un master en France. 

Si plusieurs universités ont fait savoir qu’elles n’appliqueraient pas cette mesure gouvernementale, l’Unef estime que ce sont « des dizaines de milliers d’étudiants étrangers qui vont être concernés ». 

Face à cette augmentation du coût de la vie étudiante, l’Unef préconise « un plan d’urgence de refonte des aides sociales pour répondre à la précarité » avec notamment « une revalorisation de 20% des bourses », un accompagnement social des étudiants étrangers ou encore une augmentation du budget des Crous. 

source AFP-Relaxnews