© ANGELA WEISS / AFP
- Publicité -MIB_MIROITERIE205-1
- Publicité -MIB_HABITAT-BOIS

(AFP) – La semaine de la mode new-yorkaise s’est achevée mercredi avec Michael Kors et Marc Jacobs, créateur emblématique des années où les marques se bousculaient pour montrer leurs collections à New York.

Voici quelques temps forts de cette dernière journée, qui voit les fashionistas s’envoler pour Londres dont la Fashion Week ouvre vendredi.

– Turbans et sarouels chez Marc Jacobs –

Turbans noués sur la tête, pantalons sarouels, pulls « oversize », avec aux pieds des chaussures plates dont des Birkenstocks presque entièrement recouvertes de franges: celui que beaucoup considèrent comme la star de la mode avant-garde américaine a présenté selon ses propres termes une collection printemps/été 2018 « décadente et exotique ».

Le défilé se tenait dans une immense salle épurée, quasi-silencieuse, de l’Armory, un ancien bâtiment militaire où s’était déjà tenu le défilé de Tom Ford mercredi dernier.

Ensemble pantalon/veste à col Mao, pull col roulé transparent barré d’une rayure pour mieux souligner la poitrine, manteaux-capes à carreaux, couleur orange en vedette, la collection se voulait « imagination faite réalité » et « réinvention des saisons passées ».

Parmi les mannequins, Kaia Gerber, la fille de Cindy Crawford qui avait déjà ouvert le défilé de Calvin Klein jeudi, a de nouveau fait sensation, éclipsant presque les stars des podiums plus expérimentées que sont Kendall Jenner et les soeurs Bella et Gigi Hadid. Et parmi les invités, la rappeuse Nicki Minaj.

Le défilé intervenait dans un contexte tendu pour la célèbre maison, filiale de LVMH engagée depuis deux ans dans une remise en cause de sa stratégie pour relancer ses ventes. Le PDG a changé en juillet, avec l’arrivée de Eric Marechalle, venu de chez Kenzo.

Le créateur de 54 ans avait dû le mois dernier démentir des rumeurs selon lesquelles ce défilé serait son dernier à New York et qu’il s’apprêterait à passer la main.

– Aisance et « plus size » chez Michael Kors –

Le grand designer américain, qui fut le premier grand nom à inviter une mannequin ronde sur le podium en février, a réitéré sa volonté d’ouverture aux grandes tailles en faisant défiler Ashley Graham et Sabina Karlsson, sous les yeux de Nicole Kidman, Naomie Watts et Catherine Zeta-Jones.

Pour le printemps 2018, il a présenté une collection baignée de soleil et d’air marin, avec des coupes amples, illustrées par de grandes robes fluides, un chemisier aux manches très longues ou un pull surdimensionné.

Autre élément marquant de ce défilé « tout en glamour languissant et décontracté », selon le couturier: l’utilisation des feuilles de palmier, en imprimé ou brodées, savamment déclinées d’un bermuda pour homme à une robe noire scintillante alliant le tulle et la soie.

L’effet printanier se retrouve aussi dans la teinture au noeud « tie-dye », technique qui crée des motifs uniques rappelant souvent des fleurs.

– Légèreté chez Delpozo –

La collection présentée par le designer catalan Josep Font, qui a succédé au défunt Jesus Del Pozo depuis trois ans, était fraîche comme une plongée dans la piscine, avec beaucoup de bleu ciel, mélangé à du vert, du rose pâle, du blanc, du jaune fluo, et des matières comme la tulle et la gaze.

La collection est « beaucoup plus légère, plus féminine », a souligné Font, qui a habillé récemment Melania Trump, après Michelle Obama ou Cate Blanchett.

Cet architecte de formation a puisé cette fois son inspiration dans le travail de la photographe slovaque Maria Svarbova, qui fait dans « le surréaliste avec des touches d’art déco ».

La légèreté se décline de multiples façons: manches aux extrémités bouffantes, bas de robe aux plis ondulés, volants cousus sur le torse ou sur l’épaule, tailles de veste évasées, le tout donnant une impression d’élégance savamment sculptée.

source AFP-Relaxnews