- Publicité -100_468x60

Développement du numérique, transition écologique, innovation, la société se transforme, impliquant la nécessité de faire évoluer, à son tour, l’enseignement professionnel. Voici les grandes lignes de la réforme initiée par le ministre de l’Éducation nationale,
M. Blanquer, pour le lycée professionnel.

Un nouveau lycée professionnel

Des campus « nouvelle génération »

L’idée est de décloisonner les lycées professionnels en regroupant autour de l’établissement : un CFA (centre de formation des apprentis), un IUT (Institut Universitaire Technologique), un internat, des équipements sportifs et culturels, un incubateur d’entreprises et des lieux de formation continue. L’objectif, fixé par le ministre, est de faire émerger au moins 3 campus par région d’ici 2022.

Créer 12 filières d’activités dynamiques et porteuses d’emploi

  • Proposer des formations de pointe aux métiers de demain et transformer progressivement les filières dont les débouchés sont les moins probants.

  • Rendre les formations plus lisibles, en informant sur le taux d’insertion à la sortie pour éclairer le choix des élèves et des familles, et en organisant une spécialisation plus progressive à partir des familles de métiers.

  • Repenser l’enseignement, notamment en croisant disciplines générales et technologiques et en confrontant davantage les lycéens aux situations qui les attendent dans l’enseignement supérieur et dans le monde du travail.

« L’innovation pédagogique, moteur de la réussite »

Les diplômes seront adaptés à la fois aux attentes des étudiants et aux besoins des entreprises. Le ministère souhaite créer une « carte de formation adaptée aux dynamiques des territoires » et proposer ces « parcours en formation initiale et en formation continue ».

Un bac pro nouvelle formule – Plus innovant, progressif 
et lisible

Le bac pro a été créé il y a 30 ans. Il compte aujourd’hui 100 spécialités dont les intitulés manquent souvent de lisibilité pour les ados en cours d’orientation professionnelle et leur famille.

Voici les changements annoncés :

  • La première étape va consister à revoir l’offre de formation, afin de mieux prendre en compte les métiers de demain et réduire les effectifs d’élèves dans les filières qui insèrent mal sur le marché de l’emploi.
  • Les bacs pro seront ainsi regroupés par familles de métiers (métiers du bois, de bouche, de la relation clients, etc.) permettant d’établir une base de compétences communes à chacune.
  • L’évaluation comprendra des épreuves d’enseignement général et professionnel dès la fin de la première ainsi que la création d’un diplôme intermédiaire et l’épreuve du chef-d’œuvre en terminale.

En seconde pro :

Les élèves, comme en seconde générale, passeront « un test de positionnement » qui déterminera les besoins en accompagnement dans les matières générales. La seconde restera une seconde pro à part entière mais la formation se fera par famille de métiers.

4 à 6 semaines de stage (choix de la spécialité de bac pro).

En première pro :

Le temps des enseignements professionnels spécialisés progresse sur le temps des enseignements généraux.

Début de la réalisation du chef-d’œuvre, un projet conçu comme une application concrète des enseignements suivis. 6 à 8 semaines de stages (passage des épreuves anticipées du bac).

En terminale pro :

Le lycéen choisit entre deux modules :

  • insertion professionnelle après le bac,
  • poursuite en études supérieures (un BTS le plus souvent).

 Réalisation du chef-d’œuvre. Stages en entreprise : 8 semaines. Passage des épreuves du bac.

En 2018, 1 lycéen sur 3 est en voie professionnelle :

  • 538 000 élèves en bac pro (100 spécialités possibles)
  • 115 000 élèves CAP (200 spécialités possibles)

Des formations professionnelles qualifiantes qu’il faut revaloriser pour les rendre plus cohérentes, plus compétitives et plus ambitieuses.

Actuellement 3 spécialités de bac pro rassemblent 2/3 des élèves à elles seules: 

  • Gestion administration,
  • Commerce et Accompagnement,
  • Soins et services à la personne.

 

Quels changements pour le CAP

Culture du savoir-être et de l’excellence

Le CAP est, par définition, LE diplôme pour acquérir une formation professionnelle en vue d’exercer un métier précis et d’entrer dans la vie active. Une passerelle permet la poursuite d’études en intégrant une première professionnelle.

Personnalisable dans la durée

Selon le profil et les besoins des postulants, le CAP pourra être préparé en 1, 2 ou 3 ans avec des modalités pédagogiques adaptées.

  • Le CAP en 1 an sera proposé aux jeunes issus de première ou de terminale générale, technologique ou professionnelle qui ont un projet professionnel précis.
  • Le CAP en 2 ans, sera destiné aux élèves issus de troisième motivés pour acquérir un savoir-faire professionnel et qui font preuve de savoir-être.
  • Le CAP en 3 ans, sera réservé aux élèves qui ont des besoins particuliers (issus de Segpa ou d’Ulis par exemple) et qui bénéficient du soutient des commissions d’affectation.

Savoir-être et excellence professionnelle au programme

Les programmes des CAP pour la rentrée 2019, intégreront la « formation du citoyen ».

  • Adaptation des référentiels professionnels aux mutations technologiques des métiers.
  • Mise en lien des enseignements généraux et des enseignements professionnels.
  • Renforcement du savoir-être dans la formation : apprendre à se présenter, s’exprimer, à collaborer et à développer un jugement critique ; maîtriser la posture professionnelle dans les domaines de la santé, la sécurité, la prévention des risques, l’ergonomie, les gestes et postures professionnels, le cadre juridique et réglementaire du contrat de travail, etc.

L’année commencera par un « test de positionnement » pour identifier les besoins d’accompagnement des élèves en mathématiques et en français.