Pour la cinquième année consécutive, Julien Marx, photographe professionnel à Gérardmer organise une exposition photo en extérieur. En total décalage avec l’environnement, elle se fond dans les arbres pour surprendre et ravir raquetteurs, marcheurs et skieurs.

« Fenêtres ouvertes » comme son nom l’indique, c’est une ouverture sur le monde, une exposition improbable dans un lieu improbable, sur la piste verte de la Fourmi au Grouvelin. Lorsqu’en 2014, Julien Marx a proposé sa première exposition à Philippe Voirin, directeur de la station de ski de Gérardmer, il lui a donné carte blanche. Les expositions se sont enchaînées. L’an passé, l’Afrique du Sud et sa faune sauvage ont été à l’honneur.

Cette année, le jeune homme s’est tourné vers la Nouvelle Calédonie, pays dont on parle beaucoup depuis le récent référendum et que Julien connaît bien. Les clichés sont les œuvres de Pierre Laboute, plongeur spécialisé dans la photo sous-marine, Martial Dosdane, photographe travaillant avec un drone ou un hélicoptère, Patrice Morin qui réalise des images d’activités nautiques et Jean Francis Clair, géromois de souche mais calédonien d’adoption, connu pour sa contribution au développement des activités nature.

Jouant sur les illusions et les paradoxes, cinq photos sous-marines de récifs coraliens, ban de poissons, tortues vertes et dix photos terrestres de marais, plages paradisiaques, cagous (oiseaux enchanteurs aboyant presque comme un chien) troublent la blancheur de la neige. « J’essaie de créer une œuvre, une ambiance sur toute la piste.

Les photos doivent être comprises d’instinct, au premier coup d’œil car on n’a pas forcément le temps de s’arrêter. » Elles sont imprimées sur des panneaux grand format de 1,90 m sur 1,30 m puis espacées et fondues dans les arbres grâce à l’élagueur Nicolas Goergel qui sélectionne et sangle soigneusement les œuvres dans les arbres afin qu’elles résistent aux vents et aux tempêtes.

L’exposition sera visible de l’ouverture des pistes à Noël à début avril. On peut y accéder à ski, en raquettes ou à pieds depuis le télésiège de la Chaume Francis.