Le festival Regards sur courts à suivre aux Cinés Palace d'Épinal.

Pour sa deuxième année d’existence, le festival Regards sur courts s’affirme comme premier festival de cinéma spinalien et accueille une sélection étoffée de films courts venus du monde entier (Australie, Canada, Brésil, Turquie, Portugal, Israël…). La compétition officielle réunit 17 courts-métrages dont certains ont été sélectionnés dans les plus prestigieux festivals de cinéma, tels Cannes, Berlin ou Toronto.

Dans la continuité d’une première édition réussie, l’opus 2018 de Regards sur Courts se veut un panorama varié de ce qu’est le court-métrage contemporain. « C’est une fenêtre ouverte sur l’époque actuelle, qui interroge notre place dans le monde et notre rapport à la nature et à nos semblables », explique Daniel Mondy du comité d’organisation. De la crise financière en Espagne, aux rivières polluées du Pakistan, à la rapide disparition du tigre de Tasmanie, des thèmes divers et variés seront abordés dans cette nouvelle édition du festival de cinéma spinalien.

« L’intime y aura également une place importante à travers des portraits documentaires de femmes et d’hommes qui se racontent, et nous livrent des récits aux accents forcément universels. On fera par exemple la connaissance d’une vieille dame australienne à la vie bien remplie, d’un jeune artiste voyageur ou encore d’une famille liée par un souvenir entêtant », ajoute l’organisateur.

L’humour, l’utopie et même le romantisme viendront enfin compléter ce tableau forcément subjectif d’un état du monde entre prise de conscience, solidarité et engagement.

La compétition sera par ailleurs complétée de deux séances spéciales : une carte blanche à la réalisatrice Chloé Mazlo (César du meilleur court métrage d’animation en 2015), suivie d’une rencontre et d’un échange avec la salle. La seconde, qui aura lieu lors de la soirée de clôture, propose une réflexion autour du thème « écrire l’intime », en mêlant des courts-métrages cinématographiques et des courts photos.

En parallèle de ce volet purement cinématographique, le festival proposera, comme chaque année, une compétition de courts-métrages photos qualificative pour la très convoitée Coupe de l’Europe. Ils seront, cette année, 48 en lice.

Regards sur courts

Du 20 au 23 septembre

Cinés-Palace d’Épinal

Accès libre

 

Les films en compétition

  • Le bel horizon de Jean-Baptiste Huber (France, 2018)

Avec Carole Legrand et la voix de Jean-Baptiste Huber.

Un troupeau de moutons suit docilement sa bergère. Y en aurait-il un pour oser s’enfuir ?

  • Des hommes à la mer de Loris Coulon (France, 2017)

Avec Yunping He, Fouad Dekkiche, Bing Yin Erwan Ribard, Hamet Sall « Jiby ».

Prix du meilleur court métrage français 2017 du Syndicat de la Critique

La nuit, sur un chalutier ; un marin accidenté ; un ordre intolérable et la mort du capitaine. Le jour se lève et avec lui le doute de l’équipage. Faut-il continuer à travailler comme avant ?

  • Etreintes de Justine Vuylsteker (France/Canada, 2018)

Annecy Film Festival 2018, Ottawa Animation international Festival 2018

Debout face à la fenêtre ouverte, une femme regarde les nuages noirs qui obscurcissent l’horizon. Immobile, elle lutte contre la remontée de ses souvenirs. Dans les nuages, un corps-à-corps passionné se dessine.

  • Flores de Jorge Jácome (Portugal, 2017)

Avec André Andrade, Pedro Rosa, Gabriel Desplanque, Jorge Jácome…

Promotional Award au Festival de courts métrages de Winterthur 2017

La population des Açores doit être évacuée en raison de l’invasion incontrôlée d’hortensias, une plante très commune dans ces îles. Deux jeunes soldats, attachés à la beauté du paysage, nous guident à travers les récits de ceux qui ont dû partir.

  • Guaxuma de Nara Normande (Brésil/France, 2018)

Annecy Film Festival 2018

J’ai grandi avec Tayra au bord d’une plage au nord-est du Brésil. Nous étions inséparables. Le souffle de la mer me rappelle des souvenirs heureux.

  • Ligne noire de Mark Olexa et Francesca Scalisi (Suisse, 2017)

Grand prix au Festival de courts métrages de Winterthur 2017

Une femme qui pêche dans des eaux troubles, une nature dévastée et le chant d’un muezzin, unis par une subtile ligne noire.

  • Los Desheredados de Laura Ferres (Espagne, 2017)

Avec Pere Ferrés, Mari Álvarez, Pedro Olivares, Ignasi Martínez…

Prix Découverte Leica Cine du court métrage au Festival de Cannes 2017, Goya du meilleur court métrage documentaire 2017

Los Desheredados dresse le portrait du père de la réalisatrice, Monsieur Ferrés, confronté à la perte de son entreprise familiale. Malgré les difficultés financières qui le poussent à faire le chauffeur pour des enterrements de vie de célibataire, il refuse de perdre sa dignité.

  • Lunar-Orbit Rendezvous de Mélanie Charbonneau (Canada, 2018)

Avec Frédéric Lemay, Noémie O’Farrell

Festival de Locarno 2018

Une femme-tampon va à la rencontre d’un homme-astronaute pour s’envoler sur la lune. Alors que Daniel a pour mission de disperser les cendres de sa mère, Claude souhaite le retour miraculeux de ses menstruations. Ce conte moderne nous transporte dans la fébrilité du tout premier voyage lunaire.

  • Le marcheur de Frédéric Hainaut (Belgique, 2017)

Avec la voix de Dimitri Merchie

Prix du Meilleur Film d’Animation FrancophoneauFestival de Clermont-Ferrand 2018

Le Marcheur est ouvrier dans une usine aviaire. Dégouté par son travail abject, il se met en marche et trouve refuge parmi les Indignés. Errant, il dilue sa colère dans la leur.

  • Pauline asservie de Charline Bourgeois-Tacquet (France, 2018)

Avec Anaïs Demoustier, Sigrid Bouaziz, Coline Béal, Léonard Bourgeois-Tacquet, Ambre Dubrulle…

Semaine internationale de la Critique 2018

Pauline n’a aucune nouvelle de Bruce, l’homme marié avec lequel elle a une histoire. En vacances à la campagne avec son amie Violette, elle va passer tout le séjour à attendre… un texto. En expérimentant les mille et une phases de l’obsession amoureuse.

  • Retour de Pang-Chuan HUANG (France / Taïwan, 2017)

Grand prix de la compétition labo auFestival de Clermont-Ferrand 2018

Deux trajets différents se déroulent simultanément dans deux époques. L’un est un retour par chemin de fer, une traversée de deux continents. Le second, construit autour d’une ancienne photographie familiale retrace un parcours de la guerre. Le balancement rythmique du train confond le passé et le présent, une mémoire oubliée et recouverte de poussières ressurgit.

  • Tedarim de Uri Margalit (Israël, 2018)

Avec Yossi Marshek, Assi Levy

Dafna se rend au cimetière pour rendre visite à Kobi, son mari qui est mort une dizaine d’années auparavant. Pour la première fois, elle emmène Saul, avec qui elle vit sa première relation sérieuse depuis qu’elle est veuve.

  • The life I’ve seen de Dean Ginsburg (Australie, 2018)

Avec Shirley Affleck

Shirley Affleck, une vieille dame de Perth en Australie, se souvient de sa vie, et des leçons apprises tout au long des 67 années auprès de son mari.

  • Le tigre de Tasmanie de Vergine Keaton (France, 2018)

Berlinale 2018

Un tigre de Tasmanie tourne en vain dans l’enclos d’un zoo. Un glacier fond lentement. Face à sa disparition annoncée, la nature déploie sa fureur, déborde l’image et résiste à l’extinction par la métamorphose.

  • Torre de Nádia Mangolini (Brésil, 2017)

Avec les voix de Isabel Gomes da Silva, Gregório Gomes da Silva, Virgílio Gomes da Silva Filho, Vladimir Gomes da Silva.

Grand prix au Festival d’animation de Meknès 2018

Quatre frères et sœurs dont le père a disparu pendant la dictature militaire au Brésil se souviennent de leur enfance sous le régime.

  • Vilaine fille de Ayce Kartal (Turquie / France, 2017)

Avec la voix de Zeynep Naz Daldal

Prix du jury à Annecy en 2017, Grand prix à Clermont Ferrand en 2018

S. est une petite fille turque âgée de huit ans, dotée d’une imagination débordante, qui aime la nature et les animaux. Depuis une chambre d’hôpital, elle se remémore les jours heureux passés dans le village de ses grands-parents pendant les vacances, mais des souvenirs sombres et terrifiants surgissent et prennent sens peu à peu.

  • While I yet live de Maris Curran (Etats-Unis, 2018)

Berlinale 2018

Avec Essie Pettway, Mary Lee Bendolph, Rita Mae Pettway, Lucy Mingo, China Pettway, Mary Ann Pettway

Cinq femmes afro-américaines d’Alabama, reconnues pour leur art du « quilting » (matelassage) parlent d’amour, de religion et du combat pour les droits civils, tout en perpétuant la tradition du « quilting » qui les a réunies.