Dominique Momon, maire de Capavenir-Vosges et conseiller départemental.
© Jordane Rommevaux
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Dominique Momon, vous devez être fier de proposer ce salon, organisé par la CMA 88, à la Rotonde, avec cet héritage du textile à Thaon-les-Vosges ?

Dominique Momon – Effectivement, Thaon-les-Vosges est le fruit d’une longue tradition ouvrière textile qui a façonné et structuré un environnement qui nous appartient aujourd’hui. Un passé textile très fort, ancré dans nos gènes et dans notre ADN, qui a marqué l’histoire de la commune pendant près de 110 ans, depuis 1870, au travers de deux entreprises phares que sont la BTT et l’entreprise Boussac. Elles ont contribué à l’essor de la ville, qui a vu sa population passer de 500 à 8 000 habitants, mais aussi de tout un bassin de vie, entre Chavelot et Igney, en incluant Girmont, Oncourt et Domèvre. Nos cités ouvrières et la Rotonde sont d’ailleurs la parfaite illustration de l’empreinte de ce passé. Je suis très fier d’accueillir, au sein de notre écrin prestigieux qu’est la Rotonde, la seconde édition du salon Cousu de fil rouge, qui s’inscrit dans le prolongement d’Essences et matières. Il trouve donc toute sa pertinence, au regard de son passé historique textile mais aussi de la présence sur notre territoire du lycée Professionnel Emile Gallé dont l’une des spécialités est de former nos jeunes aux métiers de la mode.

C’est une façon de ne pas oublier cette richesse, tout en faisant la promotion des métiers du textile et le patrimoine de la ville ?

D. M. – Cousu de fil rouge se situe dans ce domaine de l’excellence et de la création textile. A ce titre, il constitue le meilleur vecteur de promotion des métiers d’art de notre territoire. Ils sont des métiers de passion et ne se limitent pas à une simple activité professionnelle. Ils représentent souvent l’engagement de toute une vie pour ceux qui ne comptent ni leur temps ni leurs efforts, pour acquérir un savoir-faire souvent ancestral et profondément ancré dans notre patrimoine. L’artisanat d’art fascine et force l’admiration, mais il est finalement peu connu du grand public, il est donc impératif de le promouvoir et c’est justement l’objet de ce salon. Un salon dédié aux arts textiles au sein de l’ancien foyer social de la BTT, cela sonne comme un juste retour des choses et honore la mémoire des milliers d’ouvriers qui ont foulé ce sol et donné à la Ville le statut de ville pionnière dans l’histoire textile et l’innovation contemporaine. Quel bel outil de mise en valeur de notre patrimoine !

Après le succès de la première édition, l’an dernier, cette seconde édition devrait-être encore plus complète, avec davantage de créateurs. Espérez-vous que ce salon devienne incontournable dans la région ?

D. M. – Cette seconde édition monte en puissance. Elle réunira des exposants venus de tout le quart Nord-Est, avec pour fil conducteur le textile. On y trouvera ce qui se fait de mieux dans notre département, dans notre région. Cousu de fil rouge s’impose donc comme le premier salon vosgien de l’excellence artisanale. Nous avons l’ambition qu’il devienne incontournable dans la région et qu’il contribue à faire de notre commune une terre de formation textile par une diversification des cursus au sein de notre Lycée Professionnel mais aussi une terre d’accueil pour les commerces liés à l’art textile, à la création textile, à l’innovation et à l’excellence textile sous quelques formes que ce soit.