L'entreprise vosgienne Wismer fête ses 100 ans.
- Publicité -MINI-BANNIERE-468-X-68_100-VOSGES_PHYTO_2018

Cent ans, ça se fête ! A l’origine, une entreprise familiale qui créait et réparait des machines à coudre, la société Wismer a su évoluer avec son temps et diversifier ses activités en proposant des outils haut-de-gamme de préparation culinaire. Retour sur cette story vosgienne qui génère aujourd’hui
7 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Fondée en 1918, à Épinal, la société Wismer est née en plein essor de la filière textile vosgienne, au lendemain de la signature de l’armistice de la première Guerre Mondiale. A cette époque, elle vend et répare des machines à coudre pour des foyers, qui possèdent tous cet outil indispensable pour confectionner des vêtements et linges de maison.

« Au début de la première Guerre Mondiale, Henri Wismer, mon arrière-grand-père qui était originaire de Suisse, est parti pour les Vosges, explique le président directeur général, Jean-Jacques Wismer. Il était spécialisé en mécanique de précision. La région étant connue pour son industrie textile, elle représentait une chance d’y trouver un travail et d’y voir fleurir sa propre activité ».

Après un premier job de mécanicien de machine à coudre, il se mettra rapidement au service d’usines de confection, pour faire l’entretien et la réparation de leurs machines. « Alors qu’une couturière recherche une machine domestique, Henri trouve un fabricant. Et c’est la marque Excelsior qui lui fît confiance et lui permît de lancer son activité de dépôt-vente. C’est à partir de là qu’il a importé et vendu des machines qu’il assemblait lui-même », ajoute le PDG actuel de la marque Wismer. La société Wismer était née.

Cinq générations se sont succédé par la suite, à commencer par ses deux fils, Raymond et René, qui ont fait prospérer l’activité de leur père, jusqu’à ce que Jacques Wismer, fils de Raymond, ne prenne le relais en développant d’autres marques de machines à coudre, dans les locaux de la rue du Boudiou spinaliens.

Et l’entreprise est devenue une référence dans son domaine, notamment due à son service après-vente remarqué et à l’expertise de ses techniciens. « Un savoir-faire qui tient toujours une place importante au sein de l’entreprise », tient à préciser Jean-Jacques Wismer.

« De fil en aiguille, nous sommes passés de la haute couture, à la haute coupure et à la « haute goûture », ajoute-t-il ironiquement. Chez nous, l’obsolescence programmée a toujours été obsolète. Nous voulons du dur et du durable ». Et pour rester dans la tendance, les dirigeants actuels ont décidé de diversifier leur activité en se spécialisant dans les trancheuses à jambon de marques Wismer ou Berkel. Des appareils qui sentent bon le vintage et qui sont plébiscités par des restaurateurs d’établissements prestigieux.

« Nos produits sont conçus pour pouvoir fonctionner pendant plusieurs générations. Nous travaillons avec des fournisseurs dont les usines sont, elles aussi, proches du centenaire. Manger mieux, sainement et avec des produits de qualité, c’est une philosophie qu’il faut enseigner aux nouvelles générations », ajoute Jean-Jacques Wismer.

Une entreprise, aujourd’hui installée à Thaon-les-Vosges, qui s’engage contre le gâchis alimentaire, grâce à ses machines à emballer sous vide ou à leurs déshydrateurs. Avec plus de 18 salariés, l’entreprise possède un showroom de 200 m2.

Une entreprise prête à rempiler pour 100 années supplémentaires. Le directeur aux rênes de la société depuis 2000 conclut : « Pour que cette aventure continue, nous abordons les cent prochaines années en ayant sélectionné des appareils conçus pour préparer des repas sains, destinés à des consom-acteurs éco-responsables ».

Rendez-vous est pris en 2118, alors !

www.wismer.fr